Chantal Charest est reconnue coupable de voies de fait et de séquestration à l’endroit d’enfants atikamekw dont elle avait la garde dans les années 2000.
Le juge Pierre Lortie a cru le témoignage des victimes, aujourd’hui adultes, qui ont décrit les sévices subis lors de leur passage dans cette famille d’accueil allochtone de La Tuque en Haute-Mauricie.
«Lors du prononcé de culpabilité, on a senti un grand soulagement. Les gens vont pouvoir passer à une étape de leur cheminement», a confié à Noovo Info un proche des victimes qui était sur place.
Selon Me Mélanie Gagné, de la Couronne, les victimes «éprouvent un grand soulagement».
En mai dernier, Noovo Info avait recueilli de témoignages choc d’anciens pensionnaires. «Elle nous demandait de ramasser les cacas [des chiens]. Si on ne les ramassait pas bien, ils nous mettaient dans des cages à chien, moi, ma sœur et mon petit frère», avait alors confié une jeune femme. «Elle m’a enlevé toute estime de moi-même», avait confié une autre.
Une dizaine d’enfants atikamekw de la DPJ ont été confiés à Chantal Charest entre le début des années 2000 jusqu’en 2009. Les enfants ont été abruptement retirés de leur milieu de vie à la suite de plaintes.
Selon les sources de Noovo Info, Chantal Charest aurait ensuite déménagé à Hérouville où on lui aurait confié d’autres enfants.
Le prononcé de la peine aura lieu en mai 2027.

