Une femme de Saskatoon a été acquittée de l’accusation d’agression aggravée après avoir poussé son ancien fiancé dans un escalier, le laissant tétraplégique.
Les faits se sont déroulés le 18 octobre 2024 au domicile de Dorothy Osmachenko, dans le quartier d’Arbour Creek, au numéro 400 d’Overholt Crescent.
Mme Osmachenko, qui était alors âgée de 64 ans, et Wayne Wilson, 76 ans, avaient travaillé ensemble dans l’immobilier pendant des années et avaient déjà été fiancés.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News
Mme Osmachenko recevait des amis chez elle et avait également invité M. Wilson.
Après le départ de ses amis, Mme Osmachenko a mentionné que M. Wilson était devenu agressif, avait tenu des propos vulgaires et l’avait étranglée.
Mme Osmachenko a souligné que M. Wilson ne s’était jamais montré violent à son égard auparavant.
Elle a déclaré au tribunal que M. Wilson l’avait étranglée avec une force modérée, ce qui l’avait empêchée de respirer et lui avait fait craindre pour sa vie.
Pour se protéger, elle a expliqué avoir repoussé M. Wilson à deux mains, ce qui l’avait fait tomber dans un escalier de neuf marches.
La police est arrivée avant minuit, a emmené M. Wilson à l’hôpital et a arrêté Mme Osmachenko.
Dans les jours qui ont précédé la chute, M. Wilson affirme avoir surpris une conversation téléphonique entre Mme Osmachenko et un autre agent immobilier.
Il a assuré qu’il pensait que Mme Osmachenko «flirtait» avec cet homme et qu’il s’était senti blessé, insulté et méprisé.
M. Wilson et Mme Osmachenko s’accordent tous deux à dire que cette conversation a déclenché la dispute de cette nuit-là.
«Après avoir examiné l’ensemble des preuves, il subsiste pour moi un doute raisonnable», a statué jeudi le juge Martel Popescul à la Cour.
Le juge a estimé que l’accusation n’avait pas réussi à réfuter la légitime défense au-delà de tout doute raisonnable, et a acquitté Osmachenko.
Dans un courriel adressé à CTV News, l’avocat de la défense, Brian Pfefferle, a déclaré qu’il n’y avait pas de vainqueurs dans cette affaire.
«Un seul instant a entraîné des blessures qui ont bouleversé la vie de toutes les personnes impliquées et eu de profondes conséquences physiques et émotionnelles pour chacune d’entre elles», a dit M. Pfefferle.
Il a ajouté que cette décision mettait un terme à un chapitre profondément tragique dans la vie des deux protagonistes.

