Une Américaine a plaidé coupable d’avoir aidé des migrants à entrer clandestinement aux États-Unis depuis le Canada l’année dernière.
Selon le ministère américain de la Justice, Stacey Taylor, 43 ans, de Plattsburgh, dans l’État de New York, a été interpellée par des agents de la patrouille frontalière alors qu’elle tentait de faire passer clandestinement des migrants originaires d’Inde, au petit matin du 20 janvier 2025.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
Les agents ont intercepté son véhicule près de Churubusco, dans l’État de New York, à environ cinq kilomètres au sud de la frontière avec le Québec, et ont découvert trois hommes originaires de l’Inde et un Canadien qui venaient de passer aux États-Unis «sans contrôle, par un froid glacial» dans une zone boisée.
Après avoir fouillé son cellulaire, ils y ont trouvé les coordonnées des migrants ainsi que des instructions pour aller les chercher. Elle a par la suite admis les avoir conduits plus loin à l’intérieur des États-Unis et devait être rémunérée pour cela.
«Un examen plus approfondi de la cellulaire de Stacey Taylor a révélé des messages de texte indiquant qu’elle avait été impliquée dans plusieurs autres cas de traite de personnes au cours des jours précédents. À la suite de son arrestation en janvier 2025, elle a ensuite été interpellée dans le cadre d’une opération présumée de traite de personnes en août 2025 et a de nouveau été impliquée dans une traite de personnes en septembre 2025», a rapporté le ministère de la Justice.
Mardi, Mme Taylor a plaidé coupable de complot en vue de se livrer à la traite de personnes et de quatre chefs d’accusation de traite de personnes à des fins lucratives. Sa sentence doit être prononcée le 3 décembre et elle encourt une peine minimale de cinq ans de prison.
Elle est la dernière en date à avoir plaidé coupable de trafic de personnes à la frontière canado-américaine au cours des derniers mois.
En juillet dernier, une autre passeuse, Stephanie Square, âgée de 53 ans, détentrice de la double citoyenneté canadienne et américaine originaire du territoire mohawk d’Akwesasne, a plaidé coupable de la même infraction.
Selon les documents judiciaires, Mme Square était à la tête, aux États-Unis, d’un réseau de trafic de personnes qui faisait régulièrement passer des migrants à la frontière canado-américaine à Akwesasne, ce territoire des Premières Nations situé à la frontière entre le Québec et l’Ontario, qui chevauche également la frontière de l’État de New York.
Mme Square a joué un rôle clé dans une opération qui s’est soldée par la mort d’une famille de cinq personnes, dont deux enfants de moins de trois ans, dans le fleuve Saint-Laurent en mars 2023.
