Les procureurs ont demandé lundi à rejuger Lindsay Clancy, une Américaine accusée d’avoir tué ses trois enfants, après un premier procès très médiatisé à l’issue duquel le jury n’est pas parvenu à s’entendre sur un verdict.
Cette femme de 36 ans a reconnu avoir étranglé en 2023 ses enfants (âgés de cinq ans, trois ans et huit mois), mais sa défense assure qu’elle souffrait d’une psychose post-partum et n’est donc pas pénalement responsable.
Le jury, composé de neuf femmes et trois hommes, n’est pas parvenu en septembre à se mettre d’accord à l’unanimité, comme l’exige la procédure pénale américaine, entraînant l’annulation du procès organisé au niveau de l’État du Massachusetts (nord-est).
Alors que la défense de Lindsay Clancy tente de faire annuler les poursuites, les procureurs du comté de Plymouth, où elle est jugée, ont demandé la tenue d’un nouveau procès.
«Il s’agira d’un nouveau procès. Reste à voir quelle forme il prendra», a déclaré la procureure Jennifer Sprague devant le tribunal, sans préciser les chefs d’accusation qui seraient retenus contre elle.
L’accusation avance qu’elle a agi avec préméditation et était capable de comprendre la portée de son geste.
Le juge responsable de l’affaire devra rendre sa décision lors d’une prochaine audience, le 16 novembre. Il a par ailleurs réservé le mois de mars 2027 pour un éventuel nouveau procès.
Détenue dans un établissement psychiatrique, Lindsay Clancy se déplace en fauteuil roulant depuis qu’elle a tenté de se suicider après ce triple infanticide.
Lors du procès, elle a affirmé qu’une voix lui avait ordonné de tuer ses enfants. À la barre, psychiatres et proches, dont son ex-mari et père des enfants, ont décrit sa détresse avant les faits.
Cette affaire a suscité un vif débat aux États-Unis. De nombreuses femmes ont apporté leur soutien à l’accusée, cherchant à sensibiliser l’opinion publique à la psychose post-partum, qui touche une à deux femmes sur 1 000 accouchements, selon les associations.
