Justice

Un juge américain suspend les sanctions contre la rapporteuse de l’ONU sur Gaza

Elle avait été sanctionnée en juillet 2025 après avoir critiqué publiquement la politique de Washington concernant Gaza.

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Francesca Albanese, rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, s'adresse aux médias lors d'une conférence de presse au siège européen des Nations unies à Genève, en Suisse, le 11 juillet 2023. (Salvatore Di Nolfi/Keystone via AP, archive) Francesca Albanese, rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, s'adresse aux médias lors d'une conférence de presse au siège européen des Nations unies à Genève, en Suisse, le 11 juillet 2023. (Salvatore Di Nolfi/Keystone via AP, archive)

Un juge américain a suspendu mercredi les sanctions imposées l’an dernier par Washington à l’encontre de la rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese.

Mme Albanese avait été sanctionnée en juillet 2025 après avoir critiqué publiquement la politique de Washington concernant Gaza.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio lui avait en outre reproché d’avoir recommandé à la Cour pénale internationale (CPI) de délivrer des mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

En poste depuis 2022, Mme Albanese, a notamment accusé Israël de «génocide» à Gaza dans sa riposte à l’attaque lancée le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste palestinien Hamas.

Dans son ordonnance rendue mercredi, le juge fédéral Richard Leon a émis une injonction temporaire contre les sanctions, selon un document judiciaire consulté par l’AFP.

«Protéger la liberté d’expression est “toujours” dans l’intérêt public», a écrit M. Leon dans son avis.

Mme Albanese, qui avait jugé que les sanctions américaines à son encontre étaient «calculées pour affaiblir (sa) mission», a salué cette décision sur les réseaux sociaux.

«Ensemble, nous ne faisons qu’un», a-t-elle déclaré dans un message publié sur X, remerciant «tous ceux qui (lui) ont apporté leur aide».

L’Italienne, qui a été nommée par le Conseil des droits de l’homme mais ne parle pas au nom de l’ONU, a affirmé plusieurs fois avoir reçu des «menaces».