Un adolescent résidant à Sooke, en Colombie-Britannique, a été accusé après avoir prétendument proféré des menaces concernant une fusillade dans une école lors de discussions en ligne avec un adolescent de 15 ans vivant aux États-Unis, a indiqué la police de l’île de Vancouver.
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) précise que l’enquête a été lancée après que la police de Louisville, dans le Kentucky, l’a contactée au début du mois au sujet d’un adolescent de 15 ans de cette ville qui avait communiqué avec «quelqu’un du Canada» via la plateforme de jeux Discord.
La GRC précise que le jeune de Colombie-Britannique est élève à l’école communautaire Edward Milne et que l’arrestation a eu lieu samedi.
La police indique avoir perquisitionné au domicile du jeune et saisi des appareils électroniques.
Elle précise que l’unité de sécurité intérieure du département de police métropolitain de Louisville a commencé à enquêter sur les menaces présumées en juillet 2025.
La GRC ajoute que le jeune Canadien est en détention provisoire dans l’attente d’une audience de mise en liberté sous caution, et que l’affaire fait l’objet d’une interdiction de publication ordonnée par le tribunal.
Ces accusations font la suite d’une série de menaces contre des écoles en Colombie-Britannique cette année et à la tuerie survenue dans une école à Tumbler Ridge le mois dernier.
La GRC de Burnaby a indiqué ce mois-ci que deux menaces avaient été proférées contre l’école secondaire Burnaby North en l’espace d’une semaine, entraînant des mesures de confinement.
La GRC de Campbell River a avancé qu’une «série de menaces en ligne» s’était intensifiée entre un groupe de jeunes, et que des rumeurs «s’étaient répandues comme une traînée de poudre» sur les réseaux sociaux concernant des fusillades dans deux écoles de la ville, mais qu’il n’y avait «aucune menace crédible» pour le personnel ou les élèves de ces établissements.
La GRC d’Elk Valley, dans le sud-est de la Colombie-Britannique, a également répondu à des menaces en ligne contre une école en février, mais il s’est avéré qu’elles avaient été proférées par un homme bien connu des services de police locaux, qui se trouvait à plus de 1000 kilomètres de là à ce moment-là.
La GRC de Coquitlam a également signalé une série de menaces contre des écoles en février, mais elle n’a trouvé aucune preuve que ces menaces étaient crédibles.
«Nous comprenons la frustration et l’inquiétude que le public peut ressentir face à ces incidents», avait souligné à l’époque la porte-parole de la GRC de Coquitlam, la sergent Adriana O’Malley.
«Cependant, nous tenons à rappeler au public que ces incidents visent à semer la peur et à attirer l’attention. Diffuser ou amplifier publiquement des informations non vérifiées peut contribuer à aggraver les perturbations», a-t-elle ajouté.
