Un individu lié au groupe terroriste État islamique ou Daech, a comparu jeudi au palais de justice de Québec par visioconférence depuis Montréal sous une série d’accusations liées à une apparente intention de commettre un acte terroriste ici même au Canada.
C’est la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui a mis la main au collet de l’individu, Louay Angoud, âgé de 24 ans, de Québec, mercredi à l’issue d’une enquête amorcée en avril dernier.
Selon la police fédérale, le jeune homme aurait eu l’intention de perpétrer au moins une attaque au nom de l’État islamique.
Selon la caporale Martina Pillarova, de la GRC, «il aurait communiqué en ligne avec des membres de l’État islamique et aurait entamé différentes démarches en vue de commettre au moins une attaque au nom de l’État Islamique».
«Il aurait affirmé qu’il savait comment fabriquer un poison ou une arme chimique qu’il voulait utiliser pour empoisonner des citoyens canadiens», a expliqué la policière.
Cependant, au moment de son arrestation, il n’était pas en possession de ce qu’il lui aurait fallu pour mettre cette intention à exécution. «Il n’avait pas de produits ou n’importe quoi d’autre qu’il aurait pu utiliser, alors le danger n’était pas imminent», a-t-elle précisé.
Louay Angoud n’est pas citoyen canadien. Il est présentement au pays sans statut. Il n’a aucun antécédent judiciaire.
Il devra répondre des accusations d’avoir utilisé ou d’avoir eu en sa possession des biens à des fins terroristes, d’infraction au profit d’un groupe terroriste et de participation à une activité terroriste.
Les accusations auxquelles il fait face sont passibles de peines de prison allant de 10 ans à la perpétuité.
La Couronne s’est opposée à sa remise en liberté. Il reviendra devant le tribunal lundi, en personne cette fois, pour la suite des procédures.

