Justice

Un homme condamné à 9 ans de prison pour avoir poignardé son épouse

Le juge a accepté une proposition conjointe du procureur de la Couronne et de la défense.

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La division des crimes majeurs du SPAL a mené l'enquête. Aucune piste n'est privilégiée pour le moment. Photo prise à Longueuil le 22 février 2023. LA PRESSE CANADIENNE/Ryan Remiorz Photo prise à Longueuil le 22 février 2023. LA PRESSE CANADIENNE (Ryan Remiorz)

Un homme de la région de Montréal a été condamné à neuf ans de prison après avoir mortellement poignardé sa femme avec un couteau à leur domicile il y a deux ans.

Ce texte est une traduction d’un contenu de CTV News.

Mohamed Ali Mosbah, 56 ans, a été condamné mardi au palais de justice de Longueuil après avoir plaidé coupable d’homicide involontaire, a confirmé CTV News.

Le juge a accepté la proposition conjointe du procureur de la Couronne et de la défense, qui prévoyait une peine de neuf ans. Après déduction du temps déjà passé en détention préventive, M. Mosbah devra purger environ six années supplémentaires derrière les barreaux.

M. Mosbah avait initialement été accusé de meurtre au deuxième degré après que la police eut été appelée au domicile familial dans la nuit du 18 février 2024 et eut trouvé son épouse, Hayette Bouguellid, présentant de multiples coups de couteau. Le procès a été évité après qu’il eut plaidé coupable à l’accusation moins grave d’homicide involontaire plus tôt ce mois-ci.

Selon un exposé conjoint des faits, M. Mosbah a poignardé sa femme au cours d’une dispute découlant d’un conflit de longue date concernant le temps qu’il passait avec ses enfants issus d’un précédent mariage.

Au cours de la dispute, Mme Bouguellid a giflé son mari pour la première fois de leur relation. Elle s’est ensuite dirigée vers la cuisine et a saisi un couteau, qu’elle a utilisé pour attaquer M. Mosbah.

Au cours de la lutte, il a réussi à saisir la main avec laquelle elle tenait le couteau et, pendant l’altercation, il a poignardé Mme Bouguellid à trois reprises au cou, dont deux coups se sont avérés mortels.

La Couronne et la défense ont toutes deux convenu que les actes de M. Mosbah dépassaient le cadre légal de la légitime défense, mais qu’ils ne comportaient pas non plus l’intention spécifique nécessaire pour une condamnation pour meurtre au deuxième degré.