Justice

Un homme condamné à 30 ans de prison pour la mort de 53 migrants au Texas

Le condamné a «joué un rôle clé dans ce réseau de trafic d’êtres humains qui a causé la mort de ces 53 personnes».

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Rigoberto Roman Miranda Orozco, l'un des sept Guatémaltèques accusés d'avoir fait passer clandestinement 53 migrants originaires du Mexique et d'Amérique centrale, décédés par asphyxie en 2022 au Texas, est assis dans une cellule d'un tribunal de Guatemala City, ce mercredi 21 août 2024. Photo AP Rigoberto Roman Miranda Orozco, l'un des sept Guatémaltèques accusés d'avoir fait passer clandestinement 53 migrants originaires du Mexique et d'Amérique centrale, décédés par asphyxie en 2022 au Texas, est assis dans une cellule d'un tribunal de Guatemala City, ce mercredi 21 août 2024. Photo AP

Un citoyen guatémaltèque a été condamné mardi à 30 ans de prison par la justice américaine pour son implication dans la mort de 53 migrants à bord d’un camion surchauffé au Texas (sud) en 2022.

Rigoberto Miranda-Orozco, 39 ans, avait été extradé par son pays en 2024. Il a plaidé coupable en juillet 2026 d’aide à l’entrée illégale d’étrangers aux États-Unis ayant abouti à la mort.

Un tribunal fédéral de San Antonio l’a condamné mardi à 30 ans de prison.

En juin 2025, deux hommes reconnus coupables d’appartenance à ce réseau de passeurs ont été condamnés, l’un à la perpétuité et l’autre à 83 ans de prison.

Rigoberto Miranda-Orozco était «un élément clé» de ce réseau, a déclaré lors d’une conférence de presse le procureur fédéral pour l’ouest du Texas, Justin Simmons, précisant qu’il était «personnellement responsable» du sort de deux Guatémaltèques décédés dans le camion et d’un autre qui a survécu.

Cette condamnation porte à neuf le nombre de «membres de cette organisation de passeurs reconnus coupables aux États-Unis pour leur rôle dans cette atrocité», a souligné le responsable de la division criminelle du ministère de la Justice, Tysen Duva.

Cinq attendent encore le prononcé de leur peine, tandis que le sixième est en fuite, a-t-il précisé.

Une soixantaine de migrants partis du Guatemala, du Honduras et du Mexique, dont huit enfants et une femme enceinte, avaient été embarqués fin juin 2022 dans un semi-remorque dont le système de climatisation ne fonctionnait pas.

Lors du trajet entre la frontière mexicaine et San Antonio, à mesure que la température augmentait dans le véhicule, certains occupants ont appelé à l’aide ou toqué sur les parois, en vain, selon les autorités judiciaires américaines.

Au total, 53 sont décédés, 48 avant même d’arriver à San Antonio et cinq à l’hôpital. Seuls 11 ont survécu.