Justice

Un ancien policier surpris en train de lécher la botte d’une femme plaide coupable

Martin Bellavance a comparu mercredi devant le juge Marc Gosselin au palais de justice de Québec.

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Women's boots (photo: pexels.com)

Un ancien enquêteur de la Sûreté du Québec (SQ) affecté au renseignement criminel a plaidé coupable à une accusation d’acte indécent après avoir été surpris en train de lécher la botte d’une femme lors d’un concours de cheerleading à Québec.

Martin Bellavance a comparu mercredi devant le juge Marc Gosselin au palais de justice de Québec.

Selon les faits admis devant le tribunal, M. Bellavance a assisté à une compétition de cheerleading en janvier 2024, au Centre des congrès de Québec.

Il était seul et n’avait pas d’enfants participant à l’événement.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News

Vers 15 heures, un témoin a vu M. Bellavance s’accroupir sous les gradins où la victime, une femme, et son conjoint étaient assis.

Le procureur de la Couronne a déclaré que ni la victime ni son conjoint ne connaissaient M. Bellavance, et que celui-ci ne les connaissait pas non plus.

Martin Bellavance a ensuite approché son nez de la botte de la victime. Quelques instants plus tard, après avoir regardé à gauche et à droite pour s’assurer qu’il n’était pas observé, il a commencé à lécher le talon de la botte de la victime.

Le témoin a filmé l’ancien enquêteur en flagrant délit.

Il a de nouveau approché sa bouche de la botte et a commencé à «sucer» le talon.

Le témoin a alors utilisé son pied gauche pour repousser la tête de Bellavance.

Surpris, Martin Bellavance a rapidement quitté les lieux.

Le même jour, le témoin a signalé l’incident à un policier en civil qui assistait également à la compétition.

Un deuxième incident

Le 18 février, Martin Bellavance est retourné au Centre des congrès pour une autre compétition de cheerleading.

Le même témoin était présent et l’a vu se glisser à nouveau sous les gradins.

Un entraîneur est intervenu et M. Bellavance a de nouveau quitté les lieux.

Le témoin l’a suivi et l’a photographié à des fins d’identification.

Le Service de police de Québec (SPVQ) a ensuite publié un communiqué de presse demandant des informations sur le suspect, qui a ensuite été identifié comme étant Bellavance.

La procureure de la Couronne Valérie Simard-Croteau a affirmé que l’accusé avait reconnu les faits et avait ainsi renoncé à son droit à un procès.

«L’accusé comprend que les parties demanderont un rapport présentenciel comportant un volet sexologique, à la discrétion de l’agent de probation, et consent à cette évaluation», a-t-elle expliqué par courriel.

«Les parties ont demandé au tribunal de se baser sur un rapport présentenciel. L’affaire sera de nouveau examinée par le tribunal le 16 juin afin de fixer une date pour les observations sur la peine.»

Me Simard-Croteau a ajouté que le rapport avait pour but de fournir des informations sur le profil de M. Bellavance et le risque qu’il pourrait représenter pour le public.