Justice

Trump porte comme prévu l’affaire de sa salle de bal devant la Cour suprême

Dans la requête, le ministère de la Justice demande de revenir sur l’arrêt des travaux ordonné le 7 août par une cour d’appel fédérale.

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Les travaux se poursuivent sur l'héliport, le centre et la salle de bal, juste à côté de la Maison-Blanche, vendredi 7 août 2026, à Washington. Photo AP Les travaux se poursuivent sur l'héliport, le centre et la salle de bal, juste à côté de la Maison-Blanche, vendredi 7 août 2026, à Washington. Photo AP (Allison Robbert)

L’administration Trump a saisi la Cour suprême pour débloquer la construction d’une salle de bal monumentale à la Maison-Blanche, un projet que le président américain défend avec passion.

Dans la requête adressée à la plus haute juridiction américaine, à majorité conservatrice, le ministère de la Justice demande de revenir sur l’arrêt des travaux ordonné le 7 août par une cour d’appel fédérale.

Plutôt qu’un simple espace de réception, le document évoque un «complexe militaire intégré, qui inclut une salle de bal totalement sécurisée».

Le gouvernement américain fait aussi valoir que l’imposant chantier est déjà achevé à 65% et que le laisser en l’état, exposé aux éléments, serait préjudiciable d’un point de vue esthétique.

La juridiction d’appel avait indiqué que l’arrêt des travaux n’avait «rien à voir» avec le bien-fondé du projet lui-même, mais estimé que le président américain aurait dû demander le feu vert du Congrès.

Le milliardaire républicain avait qualifié cette décision de «honte nationale».

En octobre, Donald Trump a fait raser une aile entière de la Maison-Blanche pour construire une salle de bal, en assurant qu’une telle infrastructure était nécessaire pour accueillir dans de bonnes conditions des réceptions et des dîners en l’honneur de dignitaires étrangers.

Face au tollé chez ses opposants et aux réserves, y compris parmi ses partisans, son argumentaire a par la suite évolué.

Il met désormais davantage en avant l’aspect sécuritaire du projet, en répétant que le bâtiment accueillera des systèmes de défense, par exemple des drones, protégeant toute la capitale.

Le budget prévisionnel, financé intégralement par des dons privés selon Donald Trump, est passé de 200 millions à 400 millions de dollars.

Le président américain a multiplié les projets de construction et rénovation dans Washington, où il veut laisser sa marque.

L’opposition démocrate lui reproche d’être guidé par la vanité et de dilapider l’argent public.

Selon le Washington Post, rien qu’à la Maison-Blanche, les travaux engagés par l’ancien promoteur immobilier ont un coût d’au moins 900 millions de dollars.