Justice

Toys"R"Us Canada a l'autorisation du tribunal de céder certaines de ses activités

Publié le 

Des clients passent devant un magasin Toys «R» Us à Vaughan, en Ontario, le mercredi 4 février 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Sammy Kogan Des clients passent devant un magasin Toys «R» Us à Vaughan, en Ontario, le mercredi 4 février 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Sammy Kogan)

Un tribunal de l’Ontario autorise Toys «R» Us Canada à scinder son activité et à la céder à trois acquéreurs, dont son propriétaire actuel, qui souhaite continuer à diriger la chaîne ou la rebaptiser.

La juge Jane Dietrich a indiqué qu’elle signerait lundi les documents approuvant ces trois transactions, qui aideront le détaillant en difficulté à rembourser une partie des millions de dettes qu’il a accumulées avant de se placer sous la protection de la loi sur la faillite et l’insolvabilité en février.

La première transaction portera sur la cession des droits sur les noms «Toys “R” Us Canada» et «Babies “R” Us Canada», ainsi que sur les logos et 150 de leurs marques déposées, au gestionnaire de marques de jouets Ad Populum.

La société américaine Ad Populum et ses filiales détiennent le détaillant Party City et gèrent l’entreprise derrière la marque Chia Pet ainsi qu’une autre impliquée dans Graceland, l’attraction consacrée à Elvis Presley dans le Tennessee.

Le patrimoine de marques déposées qu’elle acquerra comprend les droits sur la mascotte Geoffrey la girafe, le jingle de Toys «R» Us Canada et des slogans.

Le deuxième accord prévoit le transfert de dix baux de magasins, des stocks de la marque, de son équipement et de ses comptes bancaires à une entreprise à numéro gérée par l’actuel propriétaire de Toys «R» Us Canada, Doug Putman.

Les avocats représentant M. Putman ont indiqué dans des documents judiciaires qu’il disposait d’une licence lui permettant d’utiliser le nom Toys «R» Us jusqu’au 25 janvier 2027 et qu’il espérait prolonger cet accord ou changer de marque.

Enfin, le dernier accord prévoit la cession du bail d’un magasin Toys «R» Us situé à Vaughan Mills, un centre commercial situé juste au nord de Toronto, à Fox Group Jumbo Canada, un détaillant israélien qui implante ses magasins d’articles de maison à prix réduits au Canada.

Toys «R» Us Canada se prépare déjà à quitter les lieux, des affiches apposées sur la vitrine du magasin informant les clients de sa fermeture imminente.

L’entreprise n’a pas divulgué la valeur de ces transactions, mais Toys “R” Us Canada doit au moins 120 millions $ à ses fournisseurs et des montants «substantiels» à ses bailleurs.

Avant de se placer sous la protection de la loi sur la faillite et l’insolvabilité, l’enseigne avait fermé 53 magasins à travers le Canada en l’espace de deux ans. Elle en a depuis fermé encore davantage et ne compte plus aujourd’hui que 15 magasins et 260 employés.

On ignore encore quelle forme prendra Toys «R» Us Canada à l’avenir.

Ad Populum n’a pas précisé s’il comptait utiliser les marques déposées qu’il acquiert pour exploiter des magasins ou s’il accorderait une licence d’utilisation du nom Toys «R» Us à d’autres entreprises souhaitant exploiter une enseigne de vente au détail ou fabriquer des produits.

Si M. Putman ne parvient pas à obtenir la prolongation de sa licence Toys “R” Us, il n’a pas mentionné sous quelle nouvelle enseigne il envisageait de rebaptiser la chaîne.

M. Putman est également propriétaire de HMV, Sunrise Records, Northern Reflections, Ricki’s et Cleo.

Il avait auparavant lancé une chaîne de magasins d’articles pour la maison appelée Rooms + Spaces et repris les salons de thé T. Kettle’s. Ces deux enseignes ont fermé tous leurs magasins depuis que M. Putman en est devenu propriétaire.

Il a également occupé un poste de direction chez Everest Toys, une entreprise fondée par son père et mise en redressement judiciaire l’année dernière par la Banque TD, à qui elle doit 25 millions $, selon des documents judiciaires.