Justice

Pourquoi le procès de Lindsay Clancy est-il devenu viral sur les réseaux sociaux?

Plusieurs théories attirent les foules en ligne.

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Procès de Lindsay Clancy: le jury ne peut toujours pas s’entendre sur un verdict Procès Clancy: les jurés peinent à trancher entre responsabilité pénale et psychose post-partum, enjeu central du procès très médiatisé.

Le procès de Lindsay Clancy, cette mère accusée d’avoir étranglé à mort ses trois enfants en janvier 2023 dans le Massachusetts, divise sur les réseaux sociaux. Même si Clancy a reconnu avoir tué ses enfants, elle a plaidé non coupable en raison d’une psychose post-partum dont elle aurait souffert.

Plusieurs théories attirent les foules en ligne.

Selon l’avocate Me Chanel Alepin, les internautes estiment que le système de santé et son entourage sont tout aussi coupables du drame de 2023.

«On a une femme qui a demandé énormément d’aide à plusieurs reprises. Les internautes, ce qu’ils disent, c’est que c’est le système de santé qui l’a laissé tomber. Il y en a plusieurs qui montrent du doigt son mari qui savait qu’elle était en détresse psychologique. Elle avait verbalisé ses intentions de façon assez claire à son mari, à sa mère, à ses proches. Elle a appelé le 911, elle s’est présentée à l’hôpital», explique Me Alepin, qui suit le dossier attentivement.

Elle explique d’ailleurs que plusieurs ont de la misère à avaler que le système de justice américain accuse uniquement Lindsay Clancy dans cette affaire.

«Je pense que c’est ce qui est assez difficile et frustrant à prendre pour énormément d’internautes, majoritairement des femmes», souligne Me Alepin.

Mais les internautes ne s’arrêtent pas là. Plusieurs croient que Clancy n’a pas tué ses trois enfants, malgré ses aveux.

«Ils disent que si elle était en psychose post-partum et qu’elle a admis l’avoir fait, est-ce qu’il se pourrait qu’elle l’ait admis, mais qu’elle ne l’ait pas fait?» explique l’avocate.

C’est d’ailleurs l’une des théories qui a rendu le procès viral sur les réseaux sociaux, selon elle.

«Je pense que ç’a fait en sorte que ç’a créé un monstre sur les réseaux sociaux», dit-elle.

Et les théories ne s’attisent pas facilement puisque personne n’était là, sauf Lindsay Clancy, qui aurait été en psychose post-partum, pour témoigner autrement.

Rappelons que Lindsay Clancy avait 36 ans lors des faits reprochés. Ses enfants, eux, avaient 5 ans, 3 ans et 8 mois. Après les avoir assassinés, elle a ensuite tenté de s’enlever la vie en se jetant d’une fenêtre du deuxième étage. Elle a survécu, mais est aujourd’hui paralysée.

Les jurés délibèrent depuis cinq jours et ne sont toujours pas parvenus à se mettre d’accord sur un verdict mercredi.

Si vous êtes en crise ou si vous connaissez quelqu’un qui l’est, voici quelques ressources disponibles.
Téléphone : 1 866 APPELLE (277-3553)
Texto : 535-353
Téléphone ou texto : 988
Clavardage, informations et outils : www.suicide.ca