Les animaux d’assistance sont rarement autorisés dans les palais de justice pour accompagner des personnes lors des audiences. Or, un accusé s’est récemment présenté au tribunal avec un poney d’assistance.
Selon un article de La Presse, Asif Ali Choudhry s’est présenté avec un poney d’assistance, qui avait été accrédité au préalable, le jour où il devait recevoir sa peine, le 21 juillet dernier, au palais de justice de Montréal. Mais, le juge a refusé la présence de l’animal dans la salle d’audience et a reporté la séance à une date ultérieure. L’homme de 43 ans avait plaidé coupable d’introduction par effraction.
L’avocat criminaliste Walid Hijazi affirme qu’il s’agit d’un cas très exceptionnel et rare. «En principe, les animaux sont interdits aux palais de justice. Les quelques fois où c’est exceptionnellement permis, il faut une autorisation d’un juge», a-t-il expliqué en entrevue au Noovo Info 22.
Selon Me Hijazi, le poney aurait dû être bloqué à l’entrée par les gardiens de sécurité. «Je comprends que c’est très utile dans la vie de Monsieur, mais pour des raisons de sécurité et de décorum, évidemment que le juge allait refuser la présence du poney dans la salle de cour», a-t-il ajouté.
Il soutient qu’un juge peut donner une autorisation concernant un animal d’assistance si la personne en a besoin lors de son témoignage ou si elle souffre d’anxiété par exemple. «Ce n’est pas son propre animal de compagnie non plus», a-t-il dit.
Parfois, il est également possible d’être accompagné d’un chien d’assistance, généralement offert par le système judiciaire. «Mais, ça doit être autorisé par un juge au départ», a rappelé Me Hijazi, précisant qu’il y a des contraintes de sécurité et un décorum à respecter dans les palais de justice.
«Il faut respecter les autres, le sérieux et la sérénité de l’enceinte du tribunal», a-t-il mentionné en entrevue au Noovo Info 22.
