Justice

Le Mexique va engager des poursuites pénales pour la mort de ses ressortissants aux mains de l’ICE

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La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum s'adresse à ses partisans au Monument à la Révolution à Mexico, le dimanche 31 mai 2026, marquant ses deux ans au pouvoir. Photo AP La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum s'adresse à ses partisans au Monument à la Révolution à Mexico, le dimanche 31 mai 2026, marquant ses deux ans au pouvoir. Photo AP (Marco Ugarte)

La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a annoncé jeudi le dépôt de plaintes pénales aux États-Unis pour la mort de migrants mexicains placés en détention ou lors d’opérations menées par la police de l’immigration (ICE).

Au total, 17 Mexicains sont morts dans ces centres ou lors d’opérations policières depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025.

Le dernier en date, Lorenzo Salgado, 52 ans, a été tué mardi par balles au volant de sa camionnette par un agent de l’ICE à Houston, alors qu’il se rendait à son travail.

Ce père de famille qui vivait aux États-Unis depuis près de 35 ans est la première personne tuée par des agents fédéraux de l’immigration depuis les citoyens américains Renée Good et Alex Pretti, à Minneapolis (nord) en janvier.

Le ministère américain de la Sécurité intérieure dont dépend l’ICE a fait valoir que l’agent fédéral avait fait usage de son arme «en état de légitime défense».

Pour chacun de ces 17 Mexicains décédés, des notes diplomatiques de protestation ont été envoyées.

Noovo Info à Minneapolis: les manifestants sceptiques face au retrait des troupes de l’ICE Alors que des agents fédéraux devaient commencer à quitter Minneapolis mardi, le juge fédéral en chef du Minnesota a ordonné au directeur par intérim de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) de comparaître pour des manquements aux droits des détenus.

Mais désormais, «une plainte sera déposée auprès des procureurs des États fédérés et du parquet fédéral des États-Unis» contre «ceux qui seront reconnus responsables de ce que nous considérons comme des homicides et, dans les autres cas, comme des violations des droits humains», a indiqué Claudia Sheinbaum.

«Nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir, ce que nous ne pouvons pas faire, c’est rester passifs», a ajouté la cheffe de l’État.

Le Mexique entend également engager «des actions civiles» contre les entreprises qui gèrent les centres de détention de l’ICE et demandera au Haut-Commissaire aux droits de l’Homme des Nations Unies «la protection» de ses ressortissants dans ces installations.