Le maire d’Hampstead a été officiellement condamné à payer une amende de 30 000 dollars et à suivre une formation en matière d’éthique après avoir plaidé coupable pour des propos qu’il avait tenus au sujet de la Palestine.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
Le mois dernier, le maire Jeremy Levi a plaidé coupable à la suite d’une plainte déposée auprès de l’Ordre des comptables professionnels agréés du Québec.
Selon la plainte, M. Levi a publié plusieurs messages sur les réseaux sociaux qui portaient atteinte à la réputation de la profession. La plainte citait plus de 20 publications de M. Lévi sur X, Facebook et Instagram, entre janvier 2024 et février 2025, concernant la Palestine et les militants pro-palestiniens.
Selon une décision rendue mardi par le conseil de discipline de l’Ordre, le maire a demandé «l’extermination de civils en Palestine et en Iran et appelle à une attaque préventive d’une grande envergure d’Israël contre l’Iran et ses alliés, insinuant que l’État et l’ensemble de ses citoyens devraient disparaître», a traité «de terroristes ou accuse de prendre parti pour les terroristes les Palestiniens et toute personne qui défend la cause palestinienne» et a appelé «à l’extermination de tous les terroristes, incluant “leurs sympathisants civils”».
Le conseil a indiqué dans sa décision que «les mots violents de cette nature […] ne peuvent retrouver une place dans la société moderne» et que le fait qu’il fût maire d’une banlieue de Montréal au moment où il a publié ces messages «a conféré à ses propos une visibilité accrue et a accentué la gravité de ses manquements».
Le conseil a accepté une recommandation conjointe des deux parties selon laquelle M. Levi devrait s’acquitter de l’amende et suivre, le 5 mai 2027, une formation obligatoire de sept heures intitulée « Le questionnement éthique au cœur de nos décisions », proposée par l’ordre.
M. Levi a également présenté ses excuses au conseil lors d’une audience de détermination de la peine le 26 octobre.
«Je tiens tout d’abord à exprimer mes sincères regrets pour les inquiétudes et les difficultés que cette situation a engendrées», a déclaré M. Levi.
«Je reconnais que ces publications ont suscité la controverse et éveillé des inquiétudes parmi les membres de la profession et le public. Je comprends l’importance de préserver la confiance dans la profession ainsi que les responsabilités qui incombent à ses membres, et je suis sincèrement désolé pour l’inquiétude et les perturbations que cette affaire a causées.»
Le conseil lui a également ordonné de payer des frais supplémentaires afin de couvrir les honoraires d’avocat.
Avec des informations de La Presse Canadienne

