Le bureau du coroner mène une enquête à la suite du décès d’un garçon de 4 ans à Ivujivik, une communauté inuite située à l’extrémité nord du Québec.
«Une coroner a été désignée pour mener une enquête afin de déterminer les causes et les circonstances entourant le décès de l’enfant», a rapporté Jake Lamotta Granato, porte-parole du bureau du coroner. «À l’issue de son enquête, si elle le juge approprié, la coroner pourra également formuler des recommandations. Il s’agit de mesures préventives visant à protéger la vie humaine et à prévenir des décès dans des circonstances similaires.»
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
La grand-mère de l’enfant, Annie Mangiuk, avait lancé un appel à l’aide avant son décès.
«Sa mère et nous avons harcelé les infirmières, mais elles n’arrêtent pas de nous dire de lui donner de l’Advil régulièrement», a-t-elle écrit sur les médias sociaux le 31 juillet. «Nous savons qu’il se meurt à petit feu parce que les infirmières refusent sans cesse de l’examiner en soirée.»
Le Centre de santé Inuulitsivik et la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik ont déclaré dans un communiqué de presse conjoint que les organisations sont «engagées envers la transparence et à faire la lumière sur les circonstances entourant ce décès».
«Nous reconnaissons que ce décès est profondément douloureux pour la famille, ses proches et toute la communauté», a-t-on fait savoir par communiqué. «Nos pensées vont à tous ceux qui sont en deuil et à tous ceux qui ont été touchés par cette tragédie.»
Les organismes ont indiqué qu’un examen multidisciplinaire du cas avait été lancé et que des processus indépendants et externes étaient également en cours.
«Nous avons la responsabilité de veiller à ce que les circonstances entourant cette tragédie soient examinées de manière approfondie et objective», a-t-on ajouté dans le communiqué.
Le Centre de santé d’Inuulitsivik a précisé qu’il ne ferait aucun commentaire sur les renseignements cliniques concernant l’enfant.
«Nous comprenons que les émotions soient, à juste titre, vives», a-t-on poursuivi dans le communiqué. «Nous demandons à tous de garder leur calme, de veiller les uns sur les autres et de laisser les processus appropriés suivre leur cours. La violence n’est pas la solution. Elle n’apportera ni réponses ni apaisement à la famille ni à la communauté. En cette période difficile, nous encourageons les gens à se rassembler dans un esprit de compassion, de respect et d’attention mutuelle.»
Le Centre de santé Inuulitsivik a indiqué qu’un soutien est disponible et que des professionnels de la santé sont sur place.

