Justice

Le cardinal Marc Ouellet gagne son procès en diffamation contre Pamela Groleau

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Le cardinal Marc Ouellet gagne son procès en diffamation contre Pamela Groleau Le cardinal Marc Ouellet a gain de cause dans son procès en diffamation l’opposant à Pamela Groleau, a tranché lundi la Cour supérieure. Celle-ci devra payer 100 000 $ en plus de l’indemnité additionnelle à l’homme d’Église.

Le cardinal Marc Ouellet a gain de cause dans son procès en diffamation l’opposant à Pamela Groleau, a tranché lundi la Cour supérieure. Celle-ci devra payer 100 000 $ en plus de l’indemnité additionnelle à l’homme d’Église.

Marc Ouellet poursuivait Pamela Groleau pour diffamation, elle qui alléguait qu’il l’avait touchée sans son consentement à trois reprises entre 2008 et 2010, alors qu’elle suivait une formation ou travaillait comme agente pastorale laïque pour l’Église.

«Madame Groleau, dans la présente affaire, n’a pas agi comme une personne raisonnable. Au contraire, ses actes révèlent une très grande témérité équivalant à de la malice», peut-on lire dans le jugement du juge Marc Castonguay.

Le magistrat rappelle par ailleurs que les quatre critères (allégations fausses; allégations non pertinentes au litige; allégations faites malicieusement ou avec une témérité telle qu’elle équivaut à de la malice et allégations faites alors qu’il n’y avait aucune cause raisonnable ni probable de les faire) qui doivent être rencontrés pour donner ouverture à un recours en diffamation l’ont été dans ce dossier.

Une version des faits modifiée, reproche le juge

En 2021, Pamela Groleau avait écrit une lettre adressée au pape François pour lui faire part de ses allégations, dans l’espoir que le souverain pontife mène une enquête. Celui-ci avait conclu un an plus tard qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour ouvrir une enquête officielle de l’Église sur ces allégations.

Le juge Castonguay estime que l’échec de sa démarche auprès du pape a poussé Pamela Groleau à modifier sa version des faits pour «attirer l’attention du public» d’une façon qui «telle qu’elle a agi avec témérité, voire malice, à l’endroit du cardinal Ouellet».

«Madame Groleau convient avoir modifié sa version pour indiquer que le Cardinal Ouellet lui avait touché les ‘’fesses’', tout en sachant que, pour le commun des mortels, ce serait perçu comme étant le galbe des fesses, ce qui n’était pas le cas dans les faits, et dans ses versions précédentes.»

—  Jugement du 31 août 2026

L’expert en nouvelles religieuses Alain Pronkin rappelle que Mme Groleau peut toujours porter la décision en appel.

De son côté, le cardinal Marc Ouellet avait mentionné qu’il verserait la somme serait distribué à des organismes qui lutte contre les abus sexuels des autochtones au Canada.

Allégations, contre-poursuite

Les allégations de Mme Groleau ont émergé en 2022 dans le cadre d’une action collective plus vaste intentée contre l’archidiocèse de Québec et des dizaines de ses membres du clergé et laïcs.

En réponse, Mgr Ouellet avait intenté la contre-poursuite qui s’est conclue lundi, accusant la plaignante d’avoir porté atteinte à sa réputation, à son honneur et à sa dignité.

Il a nié tout comportement inapproprié envers elle ou quiconque et a affirmé que ses allégations le mettaient injustement dans le même sac que les personnes accusées d’actes répréhensibles, tels que la pédophilie.

Dans le jugement de la Cour supérieure rendu lundi, il est relevé que les allégations de Mme Groleau «étaient complètement inutiles et non pertinentes pour l’action collective, telle que décrite jusqu’alors».

Le cardinal Marc Ouellet s’était engagé à verser toute somme perçue à la suite du présent jugement au profit de la lutte contre les abus sexuels subis par les autochtones au Canada.

Avec de l’information de La Presse canadienne