Justice

L’adolescent de Québec arrêté par la GRC a été formellement accusé de terrorisme

Il a comparu vendredi matin et a été remis en liberté sous de nombreuses conditions.

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L’adolescent de Québec arrêté par la GRC a été formellement accusé de terrorisme Voyez le reportage de Caroline Dumont du 6 février 2026.

Un adolescent de la région de Québec, qui a été arrêté par la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), a comparu vendredi matin pour une accusation de terrorisme.

Il a été formellement accusé pour avoir «participé à une activité d’un groupe terroriste» et a été remis en liberté sous de nombreuses conditions, dont celle de se présenter à la cour lorsque requis et de ne pas communiquer les personnes ayant des liens avec des entités terroristes.

«Il ne peut pas posséder ni utiliser tout appareil capable d’accès et de naviguer à internet», a précisé Me Catherine Legault du Service des poursuites pénales du Canada, ajoutant qu’il lui est interdit de consulter ou visionner du matériel sous forme électronique ou autre, ni de posséder des objets avec un logo provenant de groupes figurant sur la liste des entités terroristes ou qui font la promotion d’idéologies violentes.

L’accusé a aussi dû remettre son passeport et s’est engagé à ne pas quitter la province. Il a plaidé non coupable en Chambre de la jeunesse et reviendra en cour le 10 avril prochain.

Selon l’enquête de la GRC, le jeune en question aurait fait la promotion de l’idéologie violence du groupe terroriste Division Atomwaffen sur les réseaux sociaux.

«Il aurait notamment produit et diffusé du matériel en ligne dans le but d’inspirer et de recruter d’autres personnes», avait écrit la GRC dans un communiqué.

Selon la Sécurité publique du Canada, la Division Atomwaffen a été fondée aux États-Unis en 2015 et s’affiche comme «un groupe terroriste accélérationniste militant néonazi».

«Le groupe appelle à la violence contre les groupes raciaux, ethniques et religieux, ainsi que les informateurs, les policiers et les bureaucrates, de façon à provoquer l’effondrement de la société», peut-on lire dans la description des activités du groupe rendue disponible par la Sécurité publique.

Les autorités affirment que la Division Atomwaffen a étendu ses tentacules au Canada, au Royaume-Uni, en Allemagne et ailleurs.

Des membres de la Division Atomwaffen ont été impliqués dans près d’une douzaine de meurtres et de complots terroristes, calcule le Program on Extremism de la George Washington University, à Washington.

Avec des informations de Guillaume Théroux pour Noovo Info