Justice

La police a trouvé des traces de sang sur la veste de la fillette de 9 ans tuée

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Luciano Frattolin est amené en détention au tribunal du comté d'Essex à Elizabethtown, dans l'État de New York, le vendredi 24 juillet 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Christopher Katsarov Luciano Frattolin est amené en détention au tribunal du comté d'Essex à Elizabethtown, dans l'État de New York, le vendredi 24 juillet 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Christopher Katsarov)

La police a trouvé des traces de sang sur la veste que portait une fillette de neuf ans originaire de Montréal lorsqu’elle est décédée l’été dernier dans une zone rurale de l’État de New York.

Une experte médico-légale de la police de l’État de New York a témoigné mardi au sujet de cette découverte lors du procès d’un homme accusé d’avoir tué sa fille en juillet dernier.

Luciano Frattolin est accusé de meurtre au deuxième degré et de dissimulation d’un cadavre humain dans le cadre du décès de Melina Frattolin, qui vivait à Montréal.

Cet homme de 46 ans a plaidé non coupable des deux chefs d’accusation et est détenu sans caution depuis son arrestation en juillet 2025.

L’experte médico-légale Kimberly Stoddard a analysé les vêtements que portait la jeune Melina Frattolin au moment de la découverte de son corps, à la recherche de traces de sang.

La plupart des analyses se sont révélées non concluantes, a-t-elle témoigné, attribuant ce résultat à la saleté qui les recouvrait.

Présentés au jury, les vêtements roses et violets de la fillette étaient effectivement recouverts d’une couche de boue. Melina a été retrouvée noyée dans un marais de la campagne new-yorkaise, au terme d’un voyage avec son père.

Un vêtement a révélé la présence de sang à plusieurs endroits: la veste de Melina. Mme Stoddard a trouvé des traces de sang sur une manchette et sur la capuche.

«Il y avait des taches rougeâtres visibles à cet endroit», a-t-elle déclaré au jury.

Ses analyses ont également révélé la présence de sang sur un document trouvé par la police dans la voiture de M. Frattolin.

Ce document est un dialogue de trois pages entre M. Frattolin et la mère de la fillette, qu’un témoin avait lu au jury la semaine précédente.

Dans ce document, M. Frattolin profère des accusations et autres remarques désobligeantes à l’encontre de la mère de la fillette. On ignore si le dialogue est fictif ou s’il fait référence à une conversation réelle.

Mme Stoddard a analysé une tache rouge présente sur le document, à côté de son titre: «Clôture/Aveux».

«La tache visible se situe sur la barre oblique entre ces deux mots», a rapporté Mme Stoddard.

Après analyse, Mme Stoddard a envoyé les éléments pour analyse ADN. Elle n’a pas précisé, lors de son témoignage, à qui appartenait le sang sur la veste et sur le document.

Elle a également analysé d’autres objets trouvés par la police sur les lieux du crime, comme une paire de chaussures blanches Adidas, des vêtements trouvés dans la voiture de M. Frattolin et des vêtements trouvés dans un sac-poubelle blanc à proximité.

Ces objets, dont beaucoup étaient visiblement sales, n’ont révélé aucune trace de sang ou les résultats étaient non concluants.

M. Frattolin affirme que deux hommes ont enlevé sa fille et se sont enfuis à bord d’une camionnette blanche. L’accusation soutient qu’il a inventé ces allégations d’enlèvement.

L’affaire a suscité une vive émotion des deux côtés de la frontière canado-américaine, avec notamment des veillées aux chandelles et des hommages rendus à la jeune fille par les habitants de la région de New York où elle est décédée.

Le procès doit reprendre mercredi.