Justice

«J’achète des maisons CA$H»: un Lavallois coupable de huit chefs d’accusation de fraude

«Enfin, justice est faite.»

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Constantin Niphakis Constantin Niphakis a été reconnu coupable de huit chefs d'accusation de fraude dans le cadre d'une escroquerie consistant à vendre des maisons contre de l'argent comptant. Photo CTV News

Constantin Niphakis a comparu aujourd’hui devant un tribunal de Montréal, où il a été reconnu coupable de huit chefs d’accusation de fraude liés à des transactions immobilières survenues entre 2016 et 2018.

«Enfin, justice est faite», a déclaré l’une de ses victimes, Eugène Saint-Germain. «Cela a pris beaucoup de temps. Dix ans, c’est long.»

M. Saint-Germain a expliqué que lorsqu’il avait hérité d’une maison de sa sœur, il cherchait de l’aide pour la mettre sur le marché.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News

«Je n’avais pas le temps de rénover une maison qui nécessitait beaucoup de réparations, c’est pourquoi je me suis adressé à lui. J’avais entendu un message à la radio : “J’achète des maisons cash”».

Dans l’entente, M. Saint-Germain a reçu d’avance un pourcentage du prix de vente et on lui a dit que le reste du montant lui serait versé une fois la maison rénovée et revendue. «Nous avions un an avant le deuxième versement. Puis, il a cessé de répondre à nos appels et nous n’avons constaté aucun travail de rénovation dans la maison.»

Carol Ringrose, une autre victime, raconte qu’en 2016, elle fuyait une relation abusive et devait vendre rapidement sa maison.

Ce qu’elle ignorait, c’est que M. Niphakis avait contracté un prêt hypothécaire auprès d’un prêteur privé, à des taux pouvant atteindre 18 %, et qu’il n’avait jamais effectué de versement.

«J’ai perdu ma maison. J’ai tout perdu. J’ai fini par vivre chez des amis, sur des divans et tout ça, jusqu’à ce que je puisse m’installer. Et je loue une chambre», a-t-elle déclaré.

Selon le jugement, M. Niphakis n’a effectué aucun versement hypothécaire, ni payé les taxes municipales ni les frais d’assurance liés à ces propriétés. Au total, les victimes ont perdu plus de 1,1 million de dollars.

«La preuve a démontré hors de tout doute raisonnable que M. Niphakis a fait de fausses déclarations, car il n’a jamais eu l’intention de rembourser aux victimes ce qui leur était dû», a dit le procureur Rami El-Maoula.

M. Saint-Germain a déclaré qu’il doutait de ne jamais revoir un sou.

«Je veux simplement qu’il reçoive la peine la plus sévère possible», a-t-il déclaré.

«Cela m’a coûté ma dignité et ma confiance envers les gens», a déclaré Mme Ringrose. «Cela m’a coûté de réaliser qu’il ne faut rien faire avant d’avoir fait des recherches.»

Ni M. Niphakis ni son avocat n’ont commenté le verdict. La procédure de détermination de la peine débutera en décembre.