Un homme dont le visa américain avait été précédemment révoqué a tenté d’entrer sur le territoire en se cachant dans un véhicule franchissant la frontière depuis le Canada, ont affirmé des responsables américains dans un communiqué faisant le point sur l’affaire.
Elazar Wigdorowitz avait pris un vol de Varsovie, en Pologne, à destination de Toronto le 7 janvier, selon un communiqué sur la peine publié lundi par le bureau du procureur fédéral du district ouest de New York. La condamnation annoncée lundi concernait un complice présumé, Israel Enden.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
M. Enden, qui possède la double nationalité américaine et israélienne, s’est envolé pour le Canada avec le citoyen israélien et une troisième personne. Il a ensuite loué un véhicule, qui a été conduit aux États-Unis via le poste frontalier de Rainbow Bridge à Niagara Falls tôt dans la matinée du 8 janvier, selon les autorités.
M. Enden n’a pas fourni de contrat de location pour le véhicule lorsqu’on le lui avait demandé, de sorte que le véhicule a été signalé pour une inspection secondaire.
«Au cours de l’inspection secondaire, les agents ont ouvert le coffre arrière du véhicule et ont aperçu un homme de forte corpulence, identifié par la suite comme étant Elazar Wigdorowitz, qui se cachait sous des valises», a fait savoir le bureau du procureur fédéral.
Selon les autorités, M. Enden savait que M. Wigdorowitz «était un étranger et n’avait pas reçu d’autorisation officielle préalable pour entrer aux États-Unis».
«Elazar Wigdorowitz a expliqué aux agents qu’il se trouvait à l’arrière du véhicule parce qu’il voulait se rendre sur la tombe de son rabbin aux États-Unis», a-t-on mentionné via un communiqué publié en janvier.
Israel Enden a plaidé coupable en avril d’avoir fait entrer un étranger aux États-Unis et a été condamné à une peine déjà purgée.
Elazar Wigdorowitz a plaidé coupable d’entrée illégale et a également été condamné à une peine déjà purgée, selon les autorités lundi. Un communiqué de presse décrivant son plaidoyer allègue que l’homme avait obtenu un visa américain en 2010, mais que celui-ci avait été révoqué en 2017 «en raison de son casier judiciaire en Israël». Son visa lui a ensuite été refusé en 2023 pour la même raison.
Ces antécédents «comprennent des condamnations pour complot en vue de commettre un crime, agression, extorsion, menaces, séquestration et dégradation volontaire d’un véhicule», a indiqué le bureau du procureur fédéral en janvier. Il a tenté de demander une autorisation de voyage trois jours avant son passage le 8 janvier, mais que sa demande a été rejetée, selon les autorités.
Les autorités ont rapporté lundi qu’il a été livré aux services de l’immigration et des douanes. Cette affaire s’inscrit dans le cadre de l’opération Take Back America, une initiative visant à lutter contre l’immigration clandestine aux États-Unis.

