Un Québécois a été condamné à trois ans de prison aux États-Unis pour une fraude postale s’élevant à 1,2 million de dollars.
Michel Poirier, âgé de 60 ans, a plaidé coupable le 20 mars et a été condamné le 10 juin, «à la suite de son extradition depuis le Canada», selon le bureau du procureur fédéral du district ouest du Wisconsin.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
Les autorités ont expliqué qu’entre 2011 et mai 2016, M. Poirier «avait orchestré une fraude à grande échelle ciblant des imprimeries et des consommateurs aux États-Unis».
Il menait ses activités depuis le Canada, ont-elles précisé, et parmi les victimes figurait le district ouest du Wisconsin, pour un montant total de plus de 1,2 million de dollars.
«Sous plusieurs pseudonymes, M. Poirier a contacté des imprimeries aux États-Unis, en se présentant comme un représentant d’entreprises de publipostage à la recherche de fournisseurs américains pour gérer l’envoi en masse de brochures», a déclaré le bureau du procureur.
«Après que les imprimeries victimes ont engagé des frais pour l’impression et l’envoi des brochures, elles ont reçu de M. Poirier des chèques d’entreprise tirés soit sur des comptes clôturés, soit sur des comptes à découvert.»
Le parquet a ajouté que lorsque les entreprises demandaient d’autres modes de paiement, «M. Poirier cessait de répondre aux courriels et aux appels téléphoniques».
De plus, les brochures imprimées faisaient la promotion de produits amaigrissants vendus par M. Poirier et contenaient «de nombreuses fausses déclarations et omissions substantielles».
Il s’agissait notamment de témoignages de clients fictifs, de déclarations d’authenticité des produits émanant de faux médecins et d’une fausse garantie «satisfait ou remboursé».
«Les consommateurs qui ont reçu les brochures et acheté des produits amaigrissants ont été escroqués», ont déclaré les responsables.
Lors du prononcé de la peine, le juge William M. Conley a qualifié ce crime d’impitoyable, soulignant que M. Poirier «n’avait pas pris la mesure du préjudice financier et émotionnel causé aux victimes».
Il a expliqué que sa peine de trois ans de prison résultait de «ce stratagème élaboré, qui comportait plusieurs niveaux de fausses déclarations s’étalant sur plus de sept ans».
Les poursuites engagées contre M. Poirier surviennent à la suite d’une enquête menée par le Service d’inspection postale des États-Unis (USPIS) et l’Internal Revenue Service (IRS), avec l’aide du Bureau des affaires internationales du ministère américain de la Justice.
C’est le procureur fédéral adjoint David J. Reinhard qui a mené les poursuites dans cette affaire.


