La poursuite en diffamation intentée par Gilbert Rozon contre Pénélope McQuade et Julie Snyder n’ira pas plus loin.
La Presse a annoncé plus tôt dans la journée que Julie Snyder, Pénélope McQuade et Gilbert Rozon s’étaient entendus à l’amiable dans ce dossier.
Les Productions Jacques K. Primeau, qui représentent Pénélope McQuade, ont annoncé jeudi en avant-midi la fin des procédures dans ce dossier.
«Pour moi, c’est un chapitre important qui se clôt et je ressens un soulagement indescriptible. Mais ce n’est pas le cas pour toutes les victimes qui existent dans notre société et je demeure solidaire comme au premier jour de leurs souffrances et admirative de leur courage pour faire reconnaitre ce qu’elles ont subi» a commenté Pénélope McQuade, ajoutant qu’elle n’accorderait pas d’entrevue à ce sujet.
Julie Snyder a également réagi à ce dénouement sur les réseaux sociaux.
«J’espère que les ressources de la Cour ainsi épargnées serviront à d’autres causes dont les victimes n’ont pas encore été entendues», a partagé Mme Snyder, ajoutant avoir «une pensée solidaire à toutes les personnes survivantes de violence sexuelle».
Pénélope McQuade et Julie Snyder avaient dénoncé publiquement Gilbert Rozon dans le cadre d’une émission en septembre 2020, racontant des détails de leurs agressions sexuelles. Ce dernier avait répliqué en intentant une poursuite en diffamation contre les animatrices, leur réclamant 450 000 $.
«Depuis près de six ans, je conteste cette procédure par voie d’une demande reconventionnelle pour abus de procédure en soutenant que ma dénonciation est légitime et véridique», a souligné Mme Snyder jeudi.
Pour Nicole Gibeault, juge à la retraite, cette entente à l’amiable entre les partis est «la meilleure chose qui peut arriver» pour un dossier de cette nature.
«Ils tracent une ligne dans le milieu et tout le monde doit tenir pour acquis que c’est satisfaisant pour chacune des parties. On aurait probablement eu un procès d’assez longue durée qui devait commencer le 22 avril donc on libère de l’espace devant les tribunaux qui est très précieux», souligne la juge à la retraite en entrevue avec Noovo Info.
En parallèle de ces procédures s’est tenu un procès civil opposant M. Rozon à neuf plaignantes qui l’accusaient d’agression sexuelle. L’homme est poursuivi pour un total de près de 14 millions $ en dommages-intérêts.

