Un homme a été accusé de meurtre au deuxième degré dans la mort de sa partenaire après qu’elle ait été retrouvée morte chez elle la semaine dernière à Saint-Jérôme, au Québec.
La mort de Danielle Lascelles, 67 ans, marque le septième féminicide présumé au Québec depuis le début de l’année 2026. Son frère, Benoit Lascelles, a dénoncé la récente vague de violence contre les femmes au Québec et affirme qu’il faut faire quelque chose à ce sujet.
«Nous devons disposer de meilleures techniques pour aider les femmes du Québec», a-t-il dit à CTV News.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News
L’accusé, Patrick Clavel, 50 ans, a comparu mardi devant le tribunal pour répondre de l’accusation de meurtre.
Vendredi dernier, dans l’après-midi, la police a été appelée dans une maison de la région des Laurentides, au nord de Montréal, où elle a découvert le corps de la femme.
Elle a été déclarée morte sur les lieux. Un homme a également été trouvé sur place et emmené à l’hôpital sous la garde de la police.
Les dossiers judiciaires montrent que l’accusé a plaidé coupable en octobre 2024 à des accusations d’agression et de menaces.
«Amicale et souriante tout le temps»
Benoit Lascelles a expliqué que sa sœur avait eu une relation intermittente avec l’accusé au fil des ans et que les deux avaient connu des difficultés. Alors qu’il pleure sa mort, Benoit a mentionné qu’il voulait se souvenir d’elle comme d’une «bonne personne», facile à fréquenter et qui aimait beaucoup les gens qui l’entouraient.
«Elle était vraiment amicale et toujours souriante», a-t-il affirmé, ajoutant qu’il aimait jouer au Scrabble et au baseball avec elle.
Son équipe préférée, a-t-il précisé, était les Blue Jays de Toronto.
«Maintenant, je n’ai plus personne avec qui jouer», a souligné l’homme de 59 ans.
Il a ajouté qu’il aimerait organiser un événement pour rendre hommage à toutes les victimes de féminicide cette année au Québec afin que leur mémoire ne soit jamais oubliée.
Il a précisé qu’il souhaitait que les responsables se concentrent sur la recherche de solutions à la violence sexiste.
Les politiciens s’expriment
Les élus du Québec se sont exprimés sur la question de la violence domestique à la suite du décès de Mme Lascelles, présentant leurs condoléances à sa famille.
«Une autre vie emportée, une autre famille déchirée par une violence qui aurait pu être évitée», a écrit Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire, dans un message publié lundi sur Facebook.
«Ce ne sont pas que des chiffres. Ce sont des femmes que notre système n’a pas su protéger.»
Le maire de Saint-Jérôme, Rémi Barbeau, a déclaré qu’il comptait examiner ce que la ville pouvait faire pour protéger les femmes et éviter qu’elles ne deviennent de nouvelles victimes.
«Danielle, 67 ans, était membre de la 4e Brigade Bugle Call. Elle dansait à un niveau élevé à l’École de danse Desforges à Saint-Antoine-des-Laurentides. Elle travaillait chez Télémessage Woodbridges et dans des marchés aux puces. Elle avait une vie. Des passions. Des collègues. Des amis. Une famille», a-t-il écrit en ligne.
«Le féminicide ne se produit pas du jour au lendemain. Il s’inscrit dans une dynamique de contrôle, d’isolement, de domination et de violence psychologique ou physique qui a trop souvent été minimisée, excusée ou ignorée», a-t-il poursuivi.
«Si vous voyez un être cher s’éteindre progressivement, s’isoler, devenir craintif ou justifier l’injustifiable, intervenez. Tendez la main. Posez des questions. Offrez un refuge.»
Demander de l’aide
- Appelez le 911 si vous êtes en danger immédiat. Si le 911 n’est pas disponible là où vous vous trouvez, appelez la police locale.
- Consultez un médecin si nécessaire. Si vous avez été victime d’agression sexuelle, envisagez de consulter un médecin. Toutes les blessures ne sont pas visibles. Vous pouvez également vous renseigner sur la contraception d’urgence, les tests de dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST) et les tests de grossesse.
- Trouvez un service d’aide. Une assistance téléphonique ou par chat est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Découvrez où obtenir de l’aide
Autres ressources
- Votre CLSC local ou Info-Santé : 811
- SOS violence conjugale: 514-873-9010 ou 1-800-363-9010. Vous pouvez également envoyer un SMS au 438-601-1211 ou un courriel à sos@sosviolenceconjugale.ca
- Ligne d’aide contre la violence sexuelle : 514-933-9007 ou 1-888-933-9007. Il existe également un chat en ligne.
- Centre d’aide aux victimes d’agression sexuelle de Montréal : 514-731-8531, poste 47456 ou info@cvasm.ca
- Centre d’aide aux victimes de crimes : 1-888-933-9007 ou 514 933-9007 (Grand Montréal)
- Assistance aux femmes : 514-270-8291
- Shield of Athena : 514-274-8117 ou 1-877-274-8117.
- Trouvez le refuge le plus proche sur Refuges pour femmes Canada.
- RÉZO Santé : 514 521 7778
- Centre de solidarité lesbienne : 514-526-2452 ou info@solidaritelesbienne.qc.ca

