Justice

Deux personnes ont été destituées de l'Ordre du Canada

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Jacques Lamarre, PDG de SNC-Lavalin, photographié à Toronto le 5 mai 2005. LA PRESSE CANADIENNE/Adrian Wyld Jacques Lamarre, PDG de SNC-Lavalin, photographié à Toronto le 5 mai 2005. LA PRESSE CANADIENNE (ADRIAN WYLD)

Un délinquant sexuel condamné et un ancien cadre supérieur dans le secteur de l’ingénierie, reconnu coupable de corruption, ont été destitués de leur titre de membre de l’Ordre du Canada, la plus haute distinction civile du pays.

Peter Dalglish, un travailleur humanitaire originaire de London, en Ontario, qui a fondé l’organisation caritative Street Kids International, avait été nommé membre de l’Ordre du Canada en 2016.

M. Dalglish a été condamné en 2019 pour avoir agressé sexuellement 2 garçons, âgés de 11 et 14 ans, au Népal. Il avait été arrêté un an plus tôt dans une maison de montagne qu’il avait construite dans un village situé à l’est de la capitale, Katmandou.

Il a été condamné à neuf ans et sept ans de prison pour chaque chef d’accusation, peines à purger simultanément.

Il a nié toute infraction, et ses avocats de l’époque ont qualifié l’enquête policière et le procès de parodie de justice.

L’autre homme à avoir été destitué de l’Ordre du Canada est Jacques Lamarre, ancien président-directeur général de l’entreprise anciennement connue sous le nom de SNC-Lavalin.

M. Lamarre avait été nommé officier de l’Ordre du Canada en 2005.

L’Ordre des ingénieurs du Québec lui a retiré son permis et lui a infligé une amende de 75 000 $ en janvier dernier après l’avoir reconnu coupable de corruption l’année dernière.

Il avait déjà pris sa retraite en tant qu’ingénieur et annoncé en août 2025 qu’il démissionnait de son poste de membre de l’Ordre. Il a qualifié la décision du conseil de discipline de l’organisme de réglementation d’injuste et d’irraisonnable.

La décision indiquait que les sanctions découlaient d’infractions commises pendant son mandat à la tête de la société d’ingénierie établie à Montréal, désormais connue sous le nom d’AtkinsRéalis, entre 2001 et 2009.

Les infractions comprenaient le versement d’avantages financiers pour obtenir des contrats en Libye, dont quelque 2 millions $ versés à la famille du dictateur Mouammar Kadhafi.

Un avis publié vendredi dans la Gazette du Canada, le journal officiel du gouvernement fédéral, indiquait que la gouverneure générale, Mary Simon, avait approuvé les révocations de nomination le 15 avril.