Justice

Des preuves saisies sur Luigi Mangione jugées recevables

Âgé de 28 ans, Luigi Mangione est suspecté d’avoir tué Brian Thompson, 50 ans, PDG de UnitedHealthcare, pour se venger du système d’assurance santé américain.

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Luigi Mangione appears in Manhattan Criminal court, Dec. 23, 2024, in New York. (Curtis Means/Pool Photo via AP, file) Luigi Mangione comparaît devant le tribunal pénal de Manhattan, le 23 décembre 2024, à New York. (Curtis Means/Pool Photo via AP, archive) (Curtis Means)

Des preuves cruciales pour l’accusation saisies après l’arrestation de Luigi Mangione, accusé d’avoir tué le patron du plus gros groupe d’assurance santé américain, seront bien examinées lors de son premier procès, a tranché lundi un juge de l’État de New York.

Sa défense cherchait dans des erreurs de procédure le moyen de faire annuler ses premières déclarations à la police et la découverte sur lui de plusieurs éléments de preuve, dont un pistolet correspondant aux douilles retrouvées sur les lieux du crime.

Dans sa décision, le juge de la cour suprême de l’État a bien rejeté certains éléments issus d’une première fouille réalisée lors de l’arrestation de l’accusé, le 9 décembre 2024, notamment un chargeur d’arme de poing, un téléphone et un portefeuille.

En revanche, d’autres éléments recueillis un peu plus tard au commissariat dans son sac à dos seront bien examinés à l’audience, notamment le pistolet et un journal dans lequel il dénonce le système américain d’assurance santé.

De même, certaines déclarations faites aux policiers dans le McDonald’s où ils l’ont arrêté ont été déclarées irrecevables, mais d’autres, faites spontanément à des gardiens de prison, sont jugées valides.

Âgé de 28 ans, Luigi Mangione est suspecté d’avoir tué Brian Thompson, 50 ans, PDG de UnitedHealthcare, pour se venger du système d’assurance santé américain.

Lundi devant la cour suprême de l’État à Manhattan, comme pour chacune de ses apparitions judiciaires, plusieurs soutiens du jeune homme ont fait le déplacement, souvent habillés de T-shirts floqués de textes réclamant sa remise en liberté.

Un premier procès devant la justice de l’État est prévu pour septembre. Un autre, devant la justice fédérale, est programmé en janvier 2027.