Justice

Des agents du FBI veulent des clarifications pour témoigner de leur enquête sur Trump

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Cette photo d'archive, figurant dans un acte d'accusation à l'encontre de Donald Trump, montre des cartons contenant des documents entreposés au domaine de Mar-a-Lago de Donald Trump, à Palm Beach, en Floride. (Ministère de la Justice via AP) Cette photo d'archive, figurant dans un acte d'accusation à l'encontre de Donald Trump, montre des cartons contenant des documents entreposés au domaine de Mar-a-Lago de Donald Trump, à Palm Beach, en Floride. (Ministère de la Justice via AP) (Uncredited)

D’anciens employés du FBI impliqués dans l’enquête pénale sur la conservation de documents classifiés par Donald Trump ont été cités à comparaître devant un grand jury dans le cadre d’une vaste enquête sur un complot menée en Floride, ont révélé jeudi leurs avocats, qui ont demandé à un juge de préciser s’ils pouvaient témoigner sans enfreindre une ordonnance restreignant la divulgation d’informations.

Les citations à comparaître délivrées ce mois-ci exigent que ces anciens agents du FBI témoignent à Fort Pierce, en Floride, alors que le ministère de la Justice poursuit la théorie d’un complot de l’«État profond» visant à priver M. Trump de ses droits civils et à l’écarter du pouvoir.

Jusqu’à présent, l’enquête s’est principalement concentrée sur d’anciens responsables gouvernementaux qui avaient examiné les liens entre la Russie et la campagne présidentielle de M. Trump en 2016, mais les citations à comparaître révélées jeudi laissent entrevoir l’ampleur d’une enquête qui porte également sur la perquisition menée en 2022 par le FBI dans la propriété de M. Trump à Mar-a-Lago, en Floride, à la recherche de documents classifiés.

Les responsables du ministère de la Justice poursuivent l’enquête après la démission, ce mois-ci, de Joseph diGenova, un allié de M. Trump qui avait été recruté pour aider à diriger cette enquête.

Le recours déposé au nom des employés visés par les citations à comparaître soulève une nouvelle question juridique pour la juge fédérale de district Aileen Cannon, nommée par M. Trump, qui a non seulement rejeté les poursuites contre le président concernant les documents classifiés, mais siège également au tribunal de Fort Pierce, où le ministère de la Justice a concentré son enquête de complot menée depuis un an contre les adversaires présumés de M. Trump.

En février dernier, Mme Cannon a rendu une ordonnance bloquant la publication d’un rapport sur l’enquête relative aux documents classifiés, rédigé par le procureur spécial Jack Smith – dont l’équipe avait retenu en 2023 des dizaines de chefs d’accusation criminels contre le républicain – et interdisant la divulgation d’informations sur cette affaire à des personnes n’appartenant pas au ministère de la Justice.

Aujourd’hui, les avocats des anciens employés cités à comparaître demandent à la juge Cannon de préciser si cette ordonnance empêche leurs clients de témoigner devant le grand jury, étant donné qu’ils seront interrogés sur l’enquête.

En l’absence de clarification, affirment-ils, leurs clients pourraient être contraints de choisir entre se rendre coupables d’outrage à l’ordonnance s’ils témoignent, «ne pas fournir un témoignage complet et sans contrainte» s’ils choisissent de se conformer à l’ordonnance, ou invoquer leur droit constitutionnel de ne pas s’incriminer eux-mêmes.

«Plus précisément, nos clients cherchent à obtenir la confirmation qu’ils peuvent librement discuter d’informations non publiques liées à leur travail dans le cadre de l’enquête avec des personnes extérieures au ministère de la Justice, y compris, mais sans s’y limiter, le grand jury et leur propre avocat, sans enfreindre les termes de l’ordonnance», ont écrit les avocats.

Le document révèle de nouveaux détails sur la portée des enquêtes et des négociations avec le gouvernement.

Déposé au nom d’un groupe d’agents et d’analystes, actuels et anciens, ayant participé à l’enquête sur Mar-a-Lago, le document indique que le FBI a pris contact en juillet et en août pour solliciter des entretiens volontaires et a informé les avocats que ces entretiens seraient suivis de témoignages devant le grand jury.

Les avocats indiquent que des citations à comparaître récemment délivrées à un petit groupe de témoins prévoient des auditions la semaine prochaine et la semaine suivante. Ils précisent que le ministère de la Justice a évoqué la possibilité d’accorder l’immunité aux témoins, mais ne l’a pas encore officiellement proposée.