Un ancien prêtre montréalais condamné pour avoir abusé sexuellement d’adolescents a de nouveau été arrêté pour possession présumée de matériel pédopornographique alors qu’il résidait dans un centre de réinsertion, a confirmé CTV News.
Brian Boucher, âgé de 64 ans, purge actuellement le reste de sa peine de 8 ans dans la communauté, sous réserve de plusieurs conditions, après avoir été reconnu coupable en 2019.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
Il a été reconnu coupable d’atteinte sexuelle et d’incitation à des attouchements sexuels pour des faits survenus à Montréal entre 1995 et 1999, ainsi qu’entre 2008 et 2011, impliquant deux adolescents alors qu’il était leur prêtre catholique.
Selon les dossiers judiciaires, M. Boucher a comparu devant le tribunal au début du mois d’août pour répondre de deux chefs d’accusation de possession de matériel représentant des abus sexuels et l’exploitation d’enfants — ce qui était auparavant officiellement appelé «possession de pornographie juvénile» — en avril 2026.
Au moment des faits présumés, il résidait dans un centre correctionnel communautaire alors qu’il bénéficiait d’une libération d’office sous surveillance.
Une audience de mise en liberté sous caution concernant ces nouveaux chefs d’accusation est prévue mardi prochain au palais de justice de Montréal.
La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) lui avait accordé une libération d’office en juillet 2024, mais ses conditions de libération ont été renforcées après que la famille de l’une de ses victimes, aujourd’hui adulte, a signalé «plusieurs» incidents au cours desquels M. Boucher s’était rendu à un endroit où elle se trouvait, la mettant mal à l’aise et établissant un contact visuel avec elle, selon une décision de la CLCC rendue en décembre dernier.
La décision de la Commission des libérations conditionnelles ajoute que les victimes ont droit à la tranquillité d’esprit et à la possibilité de fréquenter ces lieux sans craindre d’être dérangées par leur agresseur.
En conséquence, la Commission des libérations conditionnelles lui a interdit de se trouver dans une partie précise de l’arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce à Montréal ainsi que dans une partie de la Ville de Mont-Royal, sauf pour des raisons médicales.
L’année dernière, M. Boucher a été acquitté des accusations d’agression sexuelle, de voyeurisme et de harcèlement criminel à l’encontre d’un autre détenu dans la prison où il purgeait sa peine de huit ans.
Il s’est ensuite vu imposer une ordonnance de reconnaissance d’engagement à maintenir la paix et s’est vu interdire de communiquer avec ce détenu ou de se trouver en sa présence.

