Un camionneur aurait causé une collision mortelle sur l’autoroute 30 puisqu’il aurait tourné la tête pour regarder le paysage quelques instants avant la tragédie qui a coûté la vie à une mère et son fils de 5 ans, selon le témoignage d’une paramédic.
Caroline Robert est revenue mercredi sur les événements tragiques du 27 août 2025, elle qui se trouvait aux côtés d’Alexandre Messier, le camionneur de 25 ans, lors de son transport en ambulance. Elle affirme que ce dernier lui a dit qu’il a été distrait avant la collision qui a causé la mort de Tanya Lalonde, 34 ans, et de son fils Eliott.
L’enquêteur de la Sûreté du Québec (SQ) Philippe Martin a d’ailleurs conclu que l’accident mortel a été causé par une absence de réaction de la part du conducteur. Or, il est impossible de connaître la cause exacte de cette distraction.

L’enquête note que le poids lourd était en surcharge de 8000 kilogrammes, mais ce n’est pas ce qui a causé l’accident.
Les audiences de l’enquête publique du Bureau du coroner montrent d’ailleurs du doigt les nombreuses lacunes en matière de sécurité routière en lien avec les gros camions, ce qui a soulevé un tollé au sein de la population. L’enquête publique a commencé au printemps et a repris lundi.
Les proches de Tanya et Eliott Lalonde réclament des changements pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise.
«Il pourrait y avoir des rayures dans l’asphalte 500 mètres avant les jonctions d’autoroute», a lancé d’emblée Luc Florent. Le grand-père du petit Eliott se bat présentement pour améliorer les routes de la province.

Jean-Claude Daignault, président de la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec, affirme que les camions en surcharge représentent un risque considérable de collision.
De son côté, l’Association du camionnage du Québec a formulé des recommandations et dit attendre le rapport du coroner afin de presser le gouvernement.
Pascal Gaudet est gestionnaire pour une entreprise de camionnage de plus 500 employés. Selon lui, la réglementation n’est pas le problème c’est plutôt de bien l’appliquer qui représente un défi.
«S’il n’y a pas de surveillance, je vous garantis que ça va rouler plus vite sur les routes», a critiqué M. Gaudet. «Il y a un manque de ressources pour s’assurer que cette règlementation soit appliquée.»
Mercredi, l’enquête du coroner prévoit entendre le témoignage du camionneur qui a causé l’accident. L’un des enquêteurs à la sûreté du Québec qui a témoigné confirme que le dossier a été remis au Directeur des poursuites criminelles et pénales en mai dernier, mais aucune accusation n’a été déposée à ce jour.
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