Justice

Collision mortelle à Brossard en 2022: le camionneur pourrait écoper d’une peine de six ans

«Je ne mérite pas qu’on me trouve des excuses. [...] Je ne suis pas arrivé au Canada pour faire des dommages.»

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Collision mortelle à Brossard en 2022: le camionneur pourrait écoper d’une peine de six ans Le dossier de Baljeet Singh, un camionneur qui avait été impliqué dans une collision survenue sur l’autoroute 30 à Brossard ayant coûté la vie à Nancy Lefrançois, mère de 42 ans et à son fils de 11 ans en juillet 2022, est revenu devant le tribunal jeudi.

Le dossier de Baljeet Singh, un camionneur qui avait été impliqué dans une collision survenue sur l’autoroute 30 à Brossard ayant coûté la vie à Nancy Lefrançois, mère de 42 ans et à son fils de 11 ans en juillet 2022, est revenu devant le tribunal jeudi.

En avril dernier, l’homme avait plaidé coupable à un total de cinq chefs d’accusation, soit deux de conduite dangereuse causant la mort et trois de conduite causant des lésions corporelles (trois victimes, dont une mineure).

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et la défense ont proposé une peine de six ans de prison avec une interdiction de conduire des véhicules à moteur pendant 10 ans au Canada.

Le juge devra rendre sa décision prochainement et il devra prendre en compte plusieurs facteurs aggravants, notamment celui d’avoir causé la mort et des lésions à plus d’une personne, ainsi que des facteurs atténuants, soit le fait que l’accusé n’ait aucun antécédent judiciaire et son plaidoyer de culpabilité.

Le dossier reviendra devant le tribunal le 30 septembre prochain.

«Je ne mérite pas qu’on me trouve des excuses»

Lors de l’audience du jour, les familles des victimes ont lu des lettres au tribunal.

De gauche à droite: Mélanie Séguin, la belle-mère de Nancy Lefrançois; Denis Lefrançois, le père de Nancy Lefrançois et Benoît Lavoie, le conjoint de Nancy Lefrançois De gauche à droite: Mélanie Séguin, la belle-mère de Nancy Lefrançois; Denis Lefrançois, le père de Nancy Lefrançois et Benoît Lavoie, le conjoint de Nancy Lefrançois (Noovo Info)

«Pour un simple jeu vidéo, mon petit garçon est mort à seulement 11 ans. Je ne vis plus depuis 4 ans, je suis mort à 42 ans», a confié Yan Chevalier, père du garçon qui a perdu la vie lors de la collision. «Ma vie s’est arrêtée.»

«Pour nous, ce n’est pas un accident, c’est un meurtre.»

—  Mélanie Séguin, belle-mère de Nancy Lefrançois, la mère qui a perdu la vie dans la collision

«Pour notre famille, ce drame n’est pas un simple hasard de la route. Les données démontrent que l’accusé a choisi d’utiliser son cellulaire pendant 64 minutes alors qu’il se trouvait au volant d’un véhicule lourd de 53 pieds», a souligne Mme Séguin.

Le père de Nancy Lefrançois, Denis Lefrançois, espère que le juge n’acceptera pas la sentence suggérée par le DPCD et la défense, l’a jugeant trop courte et «ridicule».

Également présent par visioconférence, l’accusé a également lu une lettre aux familles des victimes devant le tribunal.

«Je ne mérite pas qu’on me trouve des excuses», a-t-il dit. «Je suis arrivé au Canada en 2018 pour meilleur futur. Je n’ai jamais pensé que j’allais avoir un accident. Je ne suis pas arrivé au Canada pour faire des dommages.»

La collision survenue le 19 juillet 2022 sur l’A-30 avait coûté la vie à la mère de 42 ans, et à son fils de 11 ans.

M. Singh n’aurait pas ralenti à l’approche d’une zone de travaux près du boulevard Grande-Allée, percutant sept véhicules.

Il avait été arrêté à l’été 2025 aux États-Unis, puis rapatrié au Québec pour qu’il puisse faire face à la justice.

«Je n’avais pas le plan de quitter le pays, mais j’étais vraiment en choc et je ne savais pas quoi faire», a-t-il avoué au tribunal jeudi matin dans sa lettre destinée aux familles des victimes.