Le dossier de Pascaline Savard s’alourdit.
Initialement accusée de conduite dangereuse causant la mort, cette femme de 34 ans fait maintenant face à six chefs d’accusation supplémentaires à la suite d’une collision frontale survenue le 1ᵉʳ octobre dernier à l’intersection des boulevards de l’Université et Saint-Jean-Baptiste à Saguenay.
Cette collision a coûté la vie à un homme âgé de la quarantaine et fait un blessé.
Les nouvelles accusations incluent de la négligence criminelle et une conduite avec facultés affaiblies.
«Ce sont des accusations qui sont très graves», a souligné l’avocat du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) assigné au dossier, Me William Lacombe.
Mme Savard pourrait risquer l’emprisonnement à perpétuité, mais ce n’est pas une peine «régulièrement décernée pour ce genre d’événement», a noté Me Lacombe en mêlée de presse au palais de Chicoutimi, vendredi lors de la comparution. «On est au début des procédures, il y a encore de la preuve à aller chercher.»
L’enquête sur remise en liberté de l’automobiliste devait être réglée vendredi, mais a finalement été reportée à mardi prochain.
En ce moment, on est en train de rassembler les garanties nécessaires pour que [Mme Savard] puisse être remise en liberté en attendant son procès», a commenté l’avocat de la défense, Me Olivier Théorêt, qui dit que des éléments de preuve basés sur la reconstitution des faits est à évaluer et des analyses toxicologiques restent à obtenir.
Mme Savard, qui n’a pas d’antécédent judiciaire, est restée détenue à l’Établissement de détention de Roberval dans l’attente de la suite procédures.

