Justice

Allégations de racisme au SPVM: le dossier dans les mains du DPCP

La police ne précise toutefois pas le nombre de policiers qui pourraient être visés par la preuve présentée au DPCP.

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Le poste de quartier 39, à Montréal-Nord, photographié au lendemain du démantèlement d'une équipe de 16 policiers à la suite d'allégations de racisme. Le samedi 13 juin 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Graham Hughes Le poste de quartier 39, à Montréal-Nord, photographié au lendemain du démantèlement d'une équipe de 16 policiers à la suite d'allégations de racisme. Le samedi 13 juin 2026. Crédit image | LA PRESSE CANADIENNE (Graham Hughes)

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a indiqué lundi avoir soumis les preuves de son enquête sur les allégations d’actes discriminatoires et racistes par des policiers du poste de quartier 39 de Montréal-Nord au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Par voie de communiqué, le SPVM confirme que «la preuve recueillie dans le cadre du dossier initial a été soumise au DPCP, qui déterminera les prochaines étapes appropriées».

La police ne précise toutefois pas le nombre de policiers qui pourraient être visés par la preuve présentée au DPCP, mais précise que «d’autres dossiers connexes sont toujours en cours». On souligne que le SPVM fera des mises à jour sur l’évolution de ces enquêtes.

Rappelons que le directeur du SPVM, Fady Dagher, avait annoncé en juin la dissolution et le désarmement d’une unité de patrouille composée de 16 agents, à la suite d’allégations de racisme, de fautes professionnelles et de comportement criminel.

Depuis, la police a suspendu quatre agents, précisant qu’elle avait transmis les dossiers au DPCP tout en menant une enquête interne.

Deux agents avaient été suspendus à la suite d’un même incident, un troisième agent a ensuite été suspendu en lien avec un deuxième incident distinct et un quatrième agent a été suspendu le 19 août, en lien avec un troisième incident.

Parmi les allégations rendues publiques en juin figuraient notamment des informations selon lesquelles des agents de cette unité de 16 membres auraient conservé les cheveux de citoyens issus de minorités ethniques comme des trophées.

Avec des informations de La Presse canadienne