Justice

Agression sexuelle: des témoignages troublants de la victime présumée au procès de l’ex-policier Claude Doiron

La victime rapporte que l’ancien porte-parole se serait masturbé à côté d’elle dans la voiture, en plus d’avoir tenté de l’embrasser plus tôt dans la journée. Elle a également mentionné qu’il aurait touché sa cuisse et ses seins.

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Claude Doiron, un ex-porte-parole de la SQ. Photo non datée. Claude Doiron, ex-porte-parole de la SQ. Photo non datée. (Archives | Noovo Info)

Le procès de Claude Doiron, ex-porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ) accusé de plusieurs accusations de nature sexuelle, se poursuivait mardi au palais de justice de Percé, en Gaspésie.

Le policier à la retraite fait face à trois chefs d’accusation d’agression sexuelle, de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels sur une personne de moins de 14 ans.

Lundi, le tribunal avait entendu le témoignage d’une enquêteuse à la SQ et celui de la présumée victime.

Mardi, la défense a poursuivi son contre-interrogatoire de la victime présumée, qui a été interrogée plus en détail sur les allégations.

«J’étais énormément stressée», a raconté la victime présumée au tribunal concernant l’un des faits qui serait survenu dans la voiture de l’accusé. «Tout ce que je voulais, c’était de m’en aller.»

Lors de son témoignage, elle avait rapporté que M. Doiron se serait masturbé à côté d’elle dans la voiture, en plus d’avoir tenté de l’embrasser plus tôt dans la journée. Elle avait également mentionné qu’il aurait touché sa cuisse et ses seins.

«J’entendais le son qu’il faisait, ses respirations», a-t-elle ajouté après une question de la défense mardi. «Je voulais juste qu’il m’oublie dans la voiture.»

Les faits allégués seraient survenus entre le 1er mai et le 30 septembre 1988 à Cloridorme, en Gaspésie. À ce moment-là, la victime présumée était âgée de 12 ans et M. Doiron n’était pas policier pour la SQ.

La victime présumée a indiqué ne plus se souvenir de la date exacte des faits allégués, mais a précisé qu’elle était «en congé scolaire» pour la période estivale.

L’identité de la plaignante, incluant les éléments permettant de l’identifier, est protégée par une ordonnance de non-publication.

Le procès, qui s’étale sur deux semaines, se déroule devant juge seul, le juge Pierre Lortie de la Cour du Québec. M. Doiron est représenté par l’avocat à la défense Jean-François Boucher et la partie adverse est représentée par le procureur aux poursuites criminelles et pénales Louis-Philippe Desjardins.

La défense prévoit d’appeler plusieurs témoins à la barre. Selon des médias, le verdict est attendu en octobre prochain.

Cette affaire avait été révélée le 14 juin 2023, quelques semaines avant que le porte-parole du corps policier ne prenne sa retraite. Il avait été arrêté le 15 juin 2023.

Claude Doiron a été le relais des informations de la SQ dans la région pendant plus d’une décennie.

Avec des informations de La Presse canadienne