Justice

Accusés de torture, Maduro et sa femme plaident non coupable devant un tribunal new yorkais

Nicolas Maduro, qui se définit lui-même comme un «prisonnier de guerre», a qualifié ces accusations de «fausses allégations».

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Venezuela Maduro Sur ce croquis réalisé en salle d’audience, on voit l’avocat Barry Pollack, l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro, les avocats Anna Estevao et Mark Donnelly, ainsi que l’épouse de Maduro, Cilia Flores, debout lors d’une audience préliminaire dans le cadre d’une affaire de trafic de drogue impliquant Maduro et Flores, le mercredi 22 juillet 2026, au tribunal fédéral de Manhattan, à New York. (Jane Rosenberg/AP)

L’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores ont plaidé non coupable de torture devant un tribunal de New York jeudi.

La justice américaine a engagé ces nouvelles poursuites contre le couple, détenu aux États-Unis depuis janvier, qu’elle accuse d’avoir conspiré pour commettre des actes de torture contre des opposants politiques, dont des électrocutions, des passages à tabac et des simulations de noyade.

Nicolas Maduro, qui se définit lui-même comme un «prisonnier de guerre», a qualifié ces accusations de «fausses allégations».

L’ex-homme fort de Caracas et sa femme sont déjà poursuivis aux États-Unis pour trafic de drogue et infractions liées aux armes à feu, après avoir été capturés dans leur résidence lors d’une spectaculaire opération militaire américaine au Venezuela en janvier.

Ils sont tous deux incarcérés dans une prison fédérale de Brooklyn sous un régime strict, sans accès aux journaux ou internet mais avec la possibilité de parler au téléphone avec leur famille et leurs avocats.

Le procès du couple est prévu pour débuter le 1er juin 2027.

«Je suis un homme honnête»: Maduro plaide non coupable à New York «Je suis toujours le président de mon pays», a déclaré Nicolas Maduro lors de sa comparution devant le tribunal de New York, lundi.

Tout au long de sa présidence, entre 2013 et 2026, M. Maduro a été régulièrement accusé par des associations de défense des droits humains d’utiliser des moyens répressifs pour se maintenir au pouvoir.

Depuis la capture de l’ex-chef d’État, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a pris sa suite et gouverne sous la pression de Washington, qui affirme être aux commandes du pays pétrolier.