Justice

Accusé d’avoir dégradé un bassin rénové par l’administration Trump, un ex-athlète olympique plaide non coupable

David Hearn «est innocent, et nous allons nous battre dans cette affaire en faisant confiance à la justice pour prendre la bonne décision».

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Sur ce montage, on peut voir le bassin réfléchissant du monument à Lincoln, le monument à Washington et l'athlète américain David Hearn. (Photo AP/Rahmat Gul ; Koji Sasahara) Sur ce montage, on peut voir le bassin réfléchissant du monument à Lincoln, le monument à Washington et l'athlète américain David Hearn. (Photo AP/Rahmat Gul ; Koji Sasahara)

Un ancien athlète olympique américain accusé d’avoir endommagé l’immense bassin jouxtant le Lincoln Memorial à Washington, rénové sous l’impulsion du président Donald Trump, a plaidé non coupable jeudi devant un tribunal de la capitale américaine.

David Hearn «est innocent, et nous allons nous battre dans cette affaire en faisant confiance à la justice pour prendre la bonne décision», a déclaré à la sortie du tribunal son avocat, Norman Eisen.

Donald Trump impute à des actes de «vandalisme» la succession de problèmes — infestation d’algues, peinture qui se décolle, coloration verdâtre — que connaît le projet de rénovation du gigantesque miroir d’eau du National Mall, site emblématique de la capitale américaine.

Il a menacé leurs auteurs de peines de prison, après plusieurs interpellations effectuées par la police des parcs nationaux.

Parmi les personnes interpellées figure David Hearn, 67 ans, arrêté le 19 juin.

Ex-athlète olympique qui a représenté les États-Unis en canoë aux JO en 1992, 1996 et 2000, M. Hearn est accusé d’avoir arraché le revêtement tapissant le fond du bassin.

Il a été inculpé début juillet de dégradation de propriété publique, passible de dix ans de prison.

Il conteste les faits, affirmant au Washington Post avoir «tendu la main» pour «saisir l’extrémité de ce morceau qui pendait, ce morceau qui s’écaillait déjà. Il était encore attaché au fond. Je n’ai rien retiré.»

Des dizaines de personnes étaient rassemblées devant le tribunal jeudi pour le soutenir, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait par exemple lire «Justice pour Davey».

«Cette affaire n’aurait jamais dû être portée devant la justice», a estimé son avocat à la sortie de l’audience, dénonçant «la volonté du gouvernement de faire de Davey un bouc émissaire, afin de détourner l’attention de ses propres échecs».

«Si M. Hearn peut être inculpé pour avoir touché le bassin, alors aucun Américain n’est à l’abri et tous devraient s’inquiéter de ces poursuites», a-t-il encore ajouté.

Parmi les autres personnes arrêtées pour des dégradations, une demi-douzaine pourraient être poursuivies pour délit ou se voir délivrer une contravention, avait fait savoir la procureure fédérale de la capitale, Jeanine Pirro, au moment de l’inculpation de David Hearn.