Trois chefs d’accusation ont été déposés par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) contre le conducteur impliqué dans la collision frontale survenue sur l’autoroute 40, à la hauteur de Trois‑Rivières, en janvier dernier.
L’accident s’était produit vers 3h du matin et avait coûté la vie à une jeune femme de 20 ans, qui, selon nos informations, quittait le domicile de son copain.
Jonathan Drainville, originaire de Terrebonne, fait face à des accusations de conduite dangereuse causant la mort, de conduite avec un taux d’alcool supérieur à la limite permise de 80 mg/100 ml dans les deux heures suivant la conduite, ainsi que de conduite avec les capacités affaiblies causant la mort, tel qu’indiqué dans le mandat d’arrestation.
L’accusé a comparu vendredi matin par vidéoconférence au palais de justice de Trois‑Rivières.
Il a plaidé non coupable à l’ensemble des accusations.
Il sera remis en liberté pendant la suite des procédures, mais devra respecter plusieurs conditions, dont une interdiction de conduire, sauf pour le travail, ainsi qu’une interdiction formelle de communiquer avec la famille de la victime, incluant sur les réseaux sociaux.
«En fait, les conditions qui ont été émises aujourd’hui par le tribunal visent à assurer la sécurité du public», explique Julien Beauchamp‑Laliberté, procureur des poursuites criminelles et pénales.
Rappelons que Jonathan Drainville avait été plongé dans un coma pendant plusieurs semaines à la suite de l’accident.
Le passager du véhicule fautif s’en était pour sa part tiré avec des blessures mineures.
Noovo Info a pu s’entretenir avec un membre de la famille de l’accusé.
«C’est certain que Jo n’a pas voulu que ça arrive. Même que la première chose qu’il a demandée aux policiers lorsqu’ils sont arrivés, c’est justement s’il avait causé la mort à quiconque. C’était sa hantise.»
Du côté des proches de la victime, l’annonce des accusations apporte un certain apaisement.
Son amie, Mélissa Dauphinais‑Dupuis, se dit soulagée de voir le dossier progresser. «C’est une bonne nouvelle de voir qu’on avance vers quelque chose.»
Elle affirme toutefois que le deuil demeure extrêmement difficile.
«J’ai une photo de ma belle amie [dans mes mains], j’en ai dans mon auto, dans ma cuisine, j’en ai toujours une avec moi.»
Jonathan Drainville devra revenir devant le tribunal le 22 juin prochain afin d’indiquer la manière dont il souhaite être jugé, que ce soit devant un jury, lors d’une enquête préliminaire ou autrement.
