🗳️ Élections de mi-mandat aux États-Unis

Trump dit vouloir gracier préventivement ses alliés en cas de défaite aux élections

«Je l’ai fait pour le 6 janvier», a-t-il rappelé.

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President Donald Trump listens at a campaign rally at the Ocean Center, in Daytona Beach, Fla., Friday, Oct. 30, 2026. (AP Photo/Jacquelyn Martin) Le président Donald Trump écoute lors d'un meeting électoral à l'Ocean Center, à Daytona Beach, en Floride, le vendredi 30 octobre 2026.

Le président américain Donald Trump a évoqué dans un balado diffusé lundi la possibilité de gracier préventivement ses alliés, à la veille d’élections de mi-mandat qui pourraient lui faire perdre la majorité au Congrès.

Dans une entrevue accordée au New York Post, le républicain, interrogé sur une telle mesure en faveur de «ceux ayant travaillé pour lui», a répondu : «Je n’y penserai même pas, je le ferai».

«Je l’ai fait pour le 6 janvier», a-t-il ajouté en référence aux centaines de ses supporters ayant attaqué le Capitole à Washington le 6 janvier 2021, que le président a graciés dès le premier jour de son second mandat, en janvier 2025.

Elon Musk, premier donateur de la campagne républicaine et allié de Donald Trump, s’était montré menaçant à la mi-octobre après des informations de presse selon lesquelles les démocrates auraient l’intention de multiplier les enquêtes parlementaires à son égard en cas de victoire lors des «midterms».

Face à l’évocation d’une potentielle arrestation du multimilliardaire par Miranda Devine, journaliste du New York Post, Donald Trump a répondu : «Ce ne sont que des mots, mais si cela devait se concrétiser, il faudra que nous les protégions».

Selon un article de Politico publié le mois dernier, «de hauts membres (du Parti démocrate) réfléchissent à la manière dont diverses commissions pourraient cibler Elon Musk et un large éventail de ses entreprises», en cas de victoire mardi.

Plusieurs sujets d’enquêtes possibles ont été évoqués dans la presse, notamment le rôle d’Elon Musk dans le récent bridage en Ukraine de son réseau satellitaire Starshield, les coupes drastiques opérées en 2025 dans le gouvernement fédéral par sa Commission pour l’efficacité gouvernementale (Doge), ou encore de potentiels conflits d’intérêts autour des contrats fédéraux et des subventions attribués à ses entreprises SpaceX ou Tesla.

Le camp démocrate accuse également Donald Trump et ses proches de s’être drastiquement enrichis durant les deux premières années de ce second mandat, et ce grâce à de nombreux conflits d’intérêts.

Dans son interview au New York Post, le républicain a rappelé les grâces préventives accordées par l’ancien président Joe Biden à ses proches, quelques heures avant la fin de son mandat.

Il a par ailleurs assuré qu’en cas de victoire démocrate au Congrès, il deviendrait «Monsieur veto».

«Ils vous soumettent des textes, vous y opposez votre veto, et finalement, après un mois ou deux à voir tous leurs projets rejetés par un veto (...) ils finissent par venir vous voir et vous parvenez à un accord», a-t-il ajouté.