🗳️ Élections de mi-mandat aux États-Unis

Trump dit que son parti aurait «largement gagné s’il avait été lui-même sur les bulletins de vote

Le président n’a pas exactement assumé la responsabilité pour la défaite républicaine aux élections américaines de mi-mandat.

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Élections de mi-mandat: vague bleue... même au Texas Voyez le compte-rendu d'Étienne Fortin-Gauthier sur le terrain, au Texas.

Donald Trump a déclaré mardi qu’il «acceptait» les résultats des élections américaines de mi-mandat, marquées par une vague de victoires démocrates à travers le pays, mais refuse d’en assumer la responsabilité.

«Je suis tout à fait disposé à accepter ces résultats», a-t-il déclaré au New York Times. «Nous travaillerons avec les démocrates; nous nous réjouissons, vous savez, de collaborer avec eux. Nous parviendrons probablement à trouver un terrain d’entente.»

Face à l’ampleur des gains de l’opposition, qui a déjà remporté la Chambre des représentants et est en bonne position pour ravir également le Sénat, ce qui lui donnerait le contrôle des deux chambres du Congrès, le président républicain n’entend donc pas contester les résultats du scrutin.

Cela n’allait pas de soi de la part de celui qui refuse toujours de reconnaître sa défaite à l’élection présidentielle de 2020 et qui avait lancé des accusations de fraude avant même les élections de mi-mandat.

Déni

Mais le président américain n’est pas disposé à reconnaître une défaite personnelle mardi, même si les Américains ont massivement désapprouvé son bilan, en particulier la guerre en Iran et la hausse du coût de la vie provoquée par ce conflit.

«Je n’étais pas sur le bulletin de vote et si je l’avais été, nous aurions LARGEMENT gagné», a écrit le milliardaire de 80 ans sur sa plateforme Truth Social, après avoir pourtant appelé ses partisans, pendant la campagne, à se mobiliser comme s’il avait lui-même été candidat.

Un responsable américain a évoqué auprès de l’AFP une attitude de «défi» régnant à la Maison-Blanche, où le président républicain suit les résultats avec des ministres et des conseillers.

«Un dernier avertissement: peu importe ce qui se passe aujourd’hui, le président Trump n’en sera que plus déterminé à arrêter la gauche radicale. Attachez vos ceintures», a déclaré ce responsable de la Maison-Blanche, en conclusion d’un message qui cherchait également à décharger le milliardaire républicain de toute responsabilité.

Le président «n’était pas sur les bulletins de vote et il est prouvé que les électeurs de Trump vont voter quand il est sur le bulletin», a déclaré cette source, estimant également que la «qualité» des candidats républicains laissait à désirer.

«Le président Trump a mieux fait campagne que bien des candidats eux-mêmes», a-t-elle estimé, en référence aux très nombreux rassemblements électoraux et déplacements de Donald Trump ces dernières semaines.

Le président américain a pourtant supervisé lui-même la sélection des candidats de son parti.

«CONTRE moi»

La mauvaise humeur de Donald Trump était perceptible avant même que les résultats du scrutin commencent à tomber.

En peu de temps, le président des États-Unis a publié sur son réseau Truth Social trois messages attaquant Fox News, la chaîne préférée des conservateurs américains, qu’il accuse de lui nuire délibérément.

Dans l’un d’eux, il s’en prend à une intervenante en studio, «bête comme ses pieds». Dans un autre, il critique les sondages de la chaîne, qui reflètent le mécontentement des Américains à l’égard de son bilan.

«Ils sont CONTRE moi», accuse-t-il dans une troisième publication, à propos de Fox News.

Après ces victoires démocrates, Donald Trump sera vraisemblablement visé par de nombreuses enquêtes lancées par la Chambre des représentants.

Si le Sénat bascule également, il perdra en grande partie son pouvoir de nomination, notamment en cas de poste vacant à la Cour suprême, une puissante institution dont les neuf juges sont nommés à vie.

Les élections de mi-mandat permettent de renouveler le tiers des sièges du Sénat et la totalité de ceux de la Chambre des représentants.

Donald Trump a déjà menacé d’utiliser largement son pouvoir de veto contre les projets de loi qu’un Congrès démocrate lui soumettrait pour promulgation.

Il conserverait également une importante marge de manœuvre sur les plans diplomatique et militaire.