Comme c’est généralement le cas lors d’élections de mi-mandat, le scrutin de mardi s’est transformé en vote de désaveu à l’endroit du président sortant. Compte tenu de la nature de celui-ci, on pourrait toutefois supposer que l’exercice démocratique ne soit pas sans conséquences, et ce, au sein de son propre parti.
«C’est un acquis de l’élection d’hier: les républicains n’auront plus peur du président. Pendant deux années, il a maintenu le Parti républicain très serré, très discipliné. Il le faisait notamment par des moyens de pression», a mentionné en entrevue avec Noovo Info l’ex-délégué du Québec à Washington Benjamin Bélair.
M. Bélair suggère que la parole des républicains est maintenant «libérée». «Il y a de fortes chances que les élus ne votent plus ou n’appuient plus les mesures du président et que même, ils s’associent aux démocrates pour faire passer des projets de loi qui vont à l’encontre de l’agenda du président», avance-t-il, rappelant tout de même que Donald Trump dispose d’un véto présidentiel.
M. Bélair souligne d’ailleurs que contrairement aux présidents sortants qui l’ont précédé, il ne faut pas s’attendre à ce que Donald Trump fasse profil bas.
«Traditionnellement, après des élections de mi-mandat, un président sortant est ce qu’on appelle un “canard boiteux”. C’est un président qui se retire, son parti prépare l’élection présidentielle. D’aucune façon le président Trump ne va devenir un canard boiteux, il y a des pouvoirs importants qu’il conserve», a mis en lumière l’ex-délégué du Québec à Washington.
Voyez l’entrevue intégrale dans la vidéo.

