🗳️ Élections de mi-mandat aux États-Unis

Les personnalités que Trump a prises pour cible après la défaite aux élections de mi-mandat

Le président s’est notamment emporté contre le «pire maire de New York de l’histoire».

Publié le 

«Oh quelle soirée!»: le chef des démocrates au Sénat Chuck Schumer réagit aux élections de mi-mandat Le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, estime que les résultats des élections de mi-mandat démontrent la frustration du peuple américain envers les décisions de Donald Trump.

Le pire scénario pour les républicains aux élections de mi-mandat s’est concrétisé mardi avec la victoire des démocrates au Sénat et à la Chambre des représentants.

Un peu avant minuit, Donald Trump a émis une série de publications sur Truth Social pour tirer à boulets rouges sur certains de ses opposants.

Parmi ses cibles : la chaîne Fox News, autrefois chérie par le président américain. Il dénonce notamment un traitement favorable à l’endroit des démocrates, qui a contribué d’après lui à des défaites républicaines.

«Fox News porte la responsabilité de ces pertes en mettant constamment et systématiquement en avant l’opposition “dumocrate”, voire pire», a écrit Trump.

Dans la même publication, il a vivement critiqué l’ex-maire démocrate de New York Bill de Blasio.

«Pourquoi Fox News invite-t-elle Bill de Blasio, le pire maire de l’histoire de New York, à s’exprimer à l’antenne, où il s’emporte et délire comme un fou ? Il a quitté la ville dans le déshonneur, et les dégâts qu’il a causés sont incalculables : la ville n’a plus jamais été la même, et voilà qu’il nous dit maintenant comment diriger les États-Unis», a asséné le président.

Un peu plus tôt, il avait promis de se transformer en «commentateur politique» et de détailler les raisons pour lesquelles ses candidats ont gagné ou perdu leurs luttes, sans détailler la forme que prendrait cette réaction.

Pendant la soirée

Avant que la défaite républicaine ne se cristallise, Donald Trump avait déjà rédigé un long message vitriolique sur Truth Social. Déjà, Fox News s’attirait ses foudres.

«Les audiences de Fox News sont en forte baisse (27 % !) parce qu’ils passent trop de temps à parler de ces démocrates dérangés anti-Trump ! Tous ceux qui regardaient Fox avant et qui ne le font plus l’ont bien compris. C’est eux le problème, pas moi : mes chiffres n’ont jamais été aussi bons», a-t-il insisté.

Il a poursuivi en évoquant des chiffres qu’il attribue à CNN et qui statuent que son taux d’approbation était presque parfait chez les républicains et à 53 % parmi les présidents républicains, surpassant Ronald Reagan et Abraham Lincoln. «Fox le sait, et tout le monde le sait aussi !», affirme-t-il.

Le président accuse aussi la Fox Corporation, la société qui détient Fox News, d’avoir offert «énormément d’argent aux pires des pires», dont le chef des démocrates à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, aux démocrates Jamie Raskin, Ted Lieu et Pete Aguilar et au Parti démocrate de Californie, notamment.

«Pas étonnant que les audiences de Fox News s’effondrent, et elles vont encore chuter considérablement. Elles sont en forte baisse, non pas à cause de moi, mais parce qu’ils sont CONTRE moi ! Cela s’est déjà produit une fois, et Fox a failli faire faillite. Ça recommence !», a renchéri Trump.

Le vice-président JD Vance a quant à lui mis la faute de la défaite républicaine sur la guerre en Iran. «Tout le monde sait pourquoi nous avons perdu. Et toute conversation franche sur la voie à suivre doit dorénavant commencer par là», a-t-il commenté dans une publication relayée sur les réseaux sociaux.

La vague démocrate

La défaite républicaine aux élections de mi-mandat est sans équivoque, alors que le parti a perdu sa majorité à la Chambre des représentants et au Sénat.

Le taux d’insatisfaction à l’endroit de l’administration Trump avant le scrutin était marqué, entre autres en raison de l’intervention américaine en Iran et de la hausse du coût de la vie.

On peut maintenant s’attendre à une cohabitation difficile entre démocrates et républicains au Congrès. C’est ce dernier qui vote les budgets, notamment.