«La vague ultra» s’écroule, a estimé le premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez après la large victoire des démocrates aux élections de mi-mandat aux États-Unis, à quelques semaines des législatives anticipées du 29 novembre en Espagne.
«Hier, la société américaine a voté contre les politiques qui ne font qu’appauvrir. Contre la haine. Contre le machisme. Contre le négationnisme climatique et contre les privilèges des élites. Cela s’est produit au Brésil. Cela vient de se produire aux États-Unis. Et cela se produira bientôt en Espagne», a écrit mercredi le dirigeant socialiste sur le réseau social X.
«La vague ultra sur laquelle Feijóo et Abascal (les leaders des partis de droite et d’extrême droite en Espagne, ndlr) prétendent surfer ne progresse plus : elle s’effondre», a-t-il conclu.
Les démocrates ont signé une victoire sans appel mardi avec une majorité acquise aux deux chambres du Congrès américain lors d’élections de mi-mandat qui ont tourné au désastre pour Donald Trump et les républicains.
Quelques jours après la réélection inattendue du président de gauche Lula au Brésil, Pedro Sánchez veut y voir un autre signe d’un possible retournement de situation en Espagne, où les sondages le donnent perdant face à la droite représentée par le Parti populaire, qui pourrait toutefois avoir besoin de Vox, le parti d’extrême droite, pour obtenir la majorité absolue.
Incapable de faire voter au Parlement deux textes visant à endiguer la profonde crise du logement qui touche l’ensemble du pays, Pedro Sánchez a convoqué début octobre des législatives anticipées pour le 29 novembre, espérant pouvoir capitaliser sur cette colère.
La campagne électorale a depuis été marquée par la terrible catastrophe ferroviaire d’Urda, au sud de Madrid, qui a fait au moins 69 morts la semaine dernière, le deuxième très grave accident sur le réseau ferré espagnol en moins d’un an. Mardi soir, le ministre des Transports Oscar Puente, un proche de Pedro Sánchez, a annoncé sa démission.
