Alors que la hausse du coût de la vie occupe le devant de la scène dans l’esprit de nombreux électeurs américains, les républicains pourraient perdre le contrôle du Congrès américain lors des élections de mi-mandat de mardi.
«On s’attend ici à ce que les démocrates connaissent une soirée exceptionnellement fructueuse et remportent les deux chambres du Congrès», a déclaré mardi David Wasserman, analyste électoral chez The Cook Political Report, à l’émission Your Morning de CTV.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News
«Il s’agit d’une élection axée sur le coût de la vie, et les électeurs qui avaient misé sur [le président américain Donald Trump] pour inaugurer un âge d’or économique se sentent déçus.»
Les Américains se rendent aux urnes mardi pour les élections de mi-mandat, qui portent notamment sur les 435 sièges de la Chambre des représentants des États-Unis et sur 35 des 100 sièges du Sénat américain. Les républicains détiennent actuellement la majorité dans les deux chambres du Congrès.
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Si M. Wasserman s’attend à une nette majorité pour les démocrates à la Chambre des communes, il prévoit une bataille plus serrée au Sénat, dont l’issue dépendra de la capacité des démocrates à renverser la tendance dans des États traditionnellement républicains comme l’Alaska, l’Iowa, l’Ohio, le Texas et le Kansas.
«Les démocrates disposent de plusieurs voies pour obtenir la majorité au Sénat», a dit M. Wasserman depuis Philadelphie. «À l’heure actuelle, ils détiennent 47 sièges au Sénat et doivent en obtenir 51. Ils sont presque assurés de remporter la Caroline du Nord, où les républicains ont cessé d’investir, et trois autres de ces courses indécises leur permettraient d’obtenir la majorité.»
M. Wasserman affirme que Trump et les républicains ont perdu un soutien considérable au sein de groupes clés tels que les indépendants, les cols bleus et les électeurs hispaniques.
«La coalition du président s’est désintégrée», a expliqué M. Wasserman. «Et les candidats républicains doivent trouver un équilibre délicat entre, d’une part, tenter de mobiliser les partisans inconditionnels de Trump, les plus fervents partisans du mouvement MAGA, pour qu’ils se rendent aux urnes, et, d’autre part, séduire suffisamment d’indépendants, qui désapprouvent la façon dont le président s’acquitte de ses fonctions, afin d’atteindre les 50 %. C’est extrêmement difficile à réaliser.»
Si les républicains essuient une défaite lors des élections de mi-mandat, M. Wasserman s’attend également à ce que les tribunaux rejettent toute tentative de Trump visant à remettre en cause la validité des résultats électoraux. Dans le but de préserver «l’intégrité électorale», le ministère américain de la Justice a annoncé mardi que, pour la toute première fois, il surveillerait les élections dans les 50 États avec l’aide d’environ 1000 surveillants et observateurs électoraux.
«Le président sème le doute sur le système électoral depuis de nombreuses années, depuis 2020, ce n’est donc pas nouveau», a dit M. Wasserman. «Après l’élection, il est possible qu’il tente d’intervenir et de faire pression sur les républicains pour qu’ils bloquent la certification ou qu’il envoie des agents fédéraux surveiller le dépouillement des votes. Cependant, les tribunaux ont systématiquement rejeté les contestations électorales du président Trump.»
