🗳️ Élections de mi-mandat aux États-Unis

Des Canadiens figurent dans une «vague sans précédent d’arrestations pour fraude électorale» aux États-Unis

Au cours des neuf dernières semaines, le ministère américain de la Justice a inculpé 195 ressortissants étrangers issus de 25 États pour des infractions liées aux élections.

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Monique Gignac-Yochum, 60, a Canadian and U.S. permanent resident, has been charged with illegally voting as an alien in the 2022 and 2024 U.S. elections (U.S. Justice Department)
U.S. election voting fraud accused Monique Gignac-Yochum, âgée de 60 ans, de nationalité canadienne et résidente permanente aux États-Unis, a été inculpée pour avoir voté illégalement en tant qu’étrangère lors des élections américaines de 2022 et 2024 (ministère américain de la Justice)

De nouveaux Canadiens ont été inculpés pour des infractions liées au vote illégal lors d’élections américaines.

Le ministère américain de la Justice a annoncé lundi que trois Canadiens supplémentaires figuraient parmi les 63 personnes inculpées pour vote illégal, inscription frauduleuse sur les listes électorales et autres délits électoraux aux États-Unis.

Ce texte est la traduction d’un article de CTV News.

Depuis septembre, 15 Canadiens au total font partie des personnes inculpées pour des infractions similaires aux États-Unis.

«L’annonce d’aujourd’hui marque la plus forte vague d’arrestations pour fraude électorale depuis le retour au pouvoir de [Donald Trump, président des États-Unis]», a affirmé lundi le ministre américain de la Justice, Todd Blanche, par voie de communiqué.

Ces Canadiens sont des résidents permanents des États-Unis titulaires d’une carte verte qui leur permet de vivre et de travailler de manière permanente aux États-Unis.

Les trois Canadiens mis en examen lundi sont les suivants :

  • Christopher Doucet, 68 ans, a été mis en examen pour «avoir faussement déclaré être citoyen américain afin de s’inscrire sur les listes électorales», selon le communiqué de presse. M. Doucet est accusé de s’être inscrit sur les listes électorales en janvier 2024. Il aurait également voté lors d’une élection municipale générale à Independence, dans le Missouri.
  • Chad Goertz, 52 ans, a été inculpé pour «avoir fait de fausses déclarations dans ses demandes de naturalisation». Il est accusé de s’être inscrit illégalement sur les listes électorales en avril 2018 et d’avoir voté illégalement par correspondance lors des élections américaines qui ont eu lieu en 2022 et 2024. Selon le ministère américain de la Justice, M. Goertz a menti sous serment sur son formulaire de naturalisation en février 2026 après avoir nié n’avoir jamais prétendu être citoyen américain et nié s’être jamais inscrit pour voter lors d’une élection américaine.
  • Gavin Moir, 55 ans, a été inculpé de «quatre chefs d’accusation pour vote par un étranger» en Pennsylvanie. Il est accusé d’avoir voté lors des élections générales de 2022 et 2024, ainsi que lors des primaires de 2022 et 2026, selon les autorités américaines.

«Tous les prévenus sont présumés innocents jusqu’à ce que leur culpabilité ait été établie au-delà de tout doute raisonnable devant un tribunal», indique le communiqué de presse.

Au cours des neuf dernières semaines, le ministère américain de la Justice a inculpé 195 ressortissants étrangers issus de 25 États pour des infractions liées aux élections. Depuis le début du second mandat de Donald Trump, 239 personnes ont été inculpées pour ces crimes, a-t-il précisé.

Le bureau du procureur fédéral a également annoncé le 29 octobre que deux Canadiens résidant dans le Wisconsin avaient été inculpés pour avoir voté illégalement lors des élections américaines de 2022 et 2024.

Monique Gignac-Yochum, âgée de 60 ans, a été inculpée pour avoir voté lors des élections de mi-mandat de 2022 et de l’élection présidentielle de 2024. Si elle est reconnue coupable, elle risque une peine d’un an de prison.

Rodger Dedrick, 66 ans, a été inculpé pour avoir voté lors de l’élection présidentielle de 2024 et pour avoir faussement déclaré être citoyen américain afin de s’inscrire sur les listes électorales en août 2024. S’il est reconnu coupable, il encourt jusqu’à un an de prison pour vote illégal et jusqu’à cinq ans de prison pour fausse inscription.