États-Unis

Incertitude quant à la suite pour Trump en Iran après la défaite républicaine

Publié le 

Le président américain Donald Trump s'adresse aux médias à la Maison-Blanche, le 4 novembre 2026. Photo AP/Alex Brandon Le président américain Donald Trump s'adresse aux médias à la Maison-Blanche, le 4 novembre 2026. Photo AP (Alex Brandon)

Après la défaite républicaine lors des élections de mi-mandat aux États-Unis, le président Donald Trump est confronté à la difficile question de savoir comment gérer son impopulaire guerre contre l’Iran, lancée il y a huit mois.

Depuis des semaines, M. Trump menaçait de reprendre les bombardements une fois les élections américaines passées, si Téhéran ne parvenait pas à un accord selon des conditions qui lui soient acceptables.

Dans ses premières déclarations mercredi après la victoire des démocrates — une vague alimentée en partie par le mécontentement de l’électorat américain face à cette guerre —, M. Trump a partagé l’avis du vice-président JD Vance, qui avait publiquement avancé que la guerre avait été une catastrophe pour les républicains.

Lors d’un échange avec des journalistes jeudi dans le bureau Ovale, M. Trump a cependant laissé entendre que les défaites électorales n’influençaient pas ses calculs.

«Si nous devons mener à bien le reste de l’affaire iranienne, nous sommes tout à fait déterminés à le faire», a indiqué le président.

Les frappes, et les ripostes, ont causé pour des dizaines de milliards de dollars de dégâts dans la région. Le conflit a eu des répercussions sur le pouvoir d’achat des familles du monde entier, avec une hausse des prix de l’essence et une augmentation des coûts dans pratiquement tous les secteurs.

Les responsables régionaux au Moyen-Orient ont suivi de très près chaque déclaration de M. Trump au cours des semaines précédant les élections américaines, à la recherche d’indices sur la manière dont le leader républicain évaluait la suite des choses.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a insisté pour que de nouvelles frappes soient menées contre l’Iran lors d’un entretien téléphonique cette semaine avec M. Trump, qui n’a pas voulu s’engager à mener une action militaire, selon une source informée de la conversation.

Trois responsables gouvernementaux du Moyen-Orient ont déclaré mercredi que M. Trump et son administration semblaient faire comprendre à l’Iran que son influence ne ferait que diminuer une fois les élections américaines terminées.

Des responsables de l’administration auraient laissé entendre en privé, par la voie diplomatique, que Donald Trump pourrait se montrer plus disposé à relancer les frappes après le 3 novembre, car il n’aurait alors plus grand-chose à perdre sur le plan politique, selon ces responsables, qui n’étaient pas autorisés à s’exprimer publiquement et ont parlé sous couvert d’anonymat.

Après la défaite électorale de mardi, des inquiétudes persistaient quant à la possibilité que M. Trump se sente davantage enhardi pour mener des frappes à grande échelle ou de nouvelles frappes limitées contre l’Iran, ont déclaré ces responsables.

Un quatrième responsable a déclaré que les résultats de l’élection donnaient aux médiateurs une certaine dose d’optimisme quant à la possibilité de trouver une voie pour résoudre le conflit.