🌍 Conflit au Moyen-Orient

Yémen: 38 soldats tués dans des attaques des rebelles houthis

Les Houthis ont affirmé avoir agi en représailles au récent renforcement des troupes yéménites appuyées par l’Arabie saoudite.

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Des combattants houthis participent à un rassemblement hebdomadaire anti-israélien à Sanaa, au Yémen, ce vendredi 29 août 2025. (Photo AP/Osamah Abdulrahman) Des combattants houthis participent à un rassemblement hebdomadaire anti-israélien à Sanaa, au Yémen, ce vendredi 29 août 2025. (Photo AP/Osamah Abdulrahman)

Au moins 38 membres des forces gouvernementales yéménites ont été tués jeudi dans des attaques de drones et de missiles menées par les rebelles houthis, bilan le plus meurtrier depuis la trêve de 2022 entre les deux camps.

Les forces armées riposteront à cette «agression à l’heure et à l’endroit appropriés», a promis le ministère de la Défense du gouvernement yéménite, reconnu par la communauté internationale.

Les Houthis, soutenus par l’Iran, ont affirmé avoir agi en représailles au récent renforcement, selon eux, des troupes yéménites appuyées par l’Arabie saoudite.

Des sources médicales ont fait état auprès de l’AFP de 38 morts et 29 blessés.

D’après un responsable militaire, il s’agit des attaques les plus meurtrières depuis le cessez-le-feu de 2022, qui avait mis fin à plus de sept ans d’une guerre dévastatrice dans ce pays le plus pauvre de la péninsule arabique.

Les attaques ont visé un camp militaire dans la province de Marib, dans le centre du pays, ainsi que d’autres dans la province d’Hadramout, près de la frontière avec l’Arabie saoudite, a-t-il précisé.

Les Houthis les ont revendiquées dans un communiqué.

«Nos forces armées ont conduit une opération de grande envergure visant des concentrations de troupes ennemies», a indiqué leur porte-parole militaire, Yahya Saree, dénonçant «un important renforcement militaire saoudien».

Il a par ailleurs averti que les rebelles se tenaient «prêts en cas d’escalade».

Attaques contre des pétroliers

La guerre au Yémen avait débuté en 2014 lorsque les Houthis avaient lancé depuis leur fief de Saada, une région du nord du pays près de la frontière saoudienne, une grande offensive et pris le contrôle de vastes pans du territoire, dont la capitale Sanaa.

Fragilisé, le gouvernement yéménite avait reçu l’aide en 2015 d’une coalition militaire menée par Ryad.

Une trêve négociée par l’ONU tenait depuis 2022, mais les hostilités ont repris le mois dernier entre les Houthis pro-iraniens et l’Arabie saoudite, alliée de Washington, sur fond de conflit entre les États-Unis et l’Iran.

Elles ont été déclenchées après la tentative d’atterrissage dans la capitale Sanaa d’un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l’hégémonie saoudienne sur l’espace aérien yéménite.

Les Houthis ont depuis mené plusieurs attaques contre des intérêts saoudiens.

Mercredi, ils ont déclaré avoir attaqué deux pétroliers saoudiens en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, dans le cadre du blocus qu’ils avaient annoncé en juillet à l’encontre de la flotte saoudienne.

Trump menace les Houthis et l’Iran d’une «punition militaire majeure» Voyez le récapitulatif au bulletin Noovo Info.

Cette mesure fait peser un risque sur la capacité de l’Arabie saoudite, premier exportateur de brut au monde, à acheminer son pétrole vers les marchés internationaux, après le verrouillage iranien du détroit d’Ormuz, de l’autre côté de la péninsule, depuis le début du conflit au Moyen-Orient fin février.

Les rebelles yéménites ont aussi frappé des infrastructures en Arabie saoudite qui a de son côté tiré contre des positions des Houthis.

Seize soldats avaient été tués début juillet dans une attaque des Houthis au sud de la ville portuaire de Hodeida (ouest) contre des forces loyales au gouvernement, d’après des sources médicales.

La guerre au Yémen a fait des centaines de milliers de morts et plongé le pays dans une grave crise humanitaire.