Le gouvernement américain a placé vendredi sur sa liste noire une banque turque, Golden Global Bank, accusée d’avoir transféré des fonds au profit des autorités iraniennes, ce qu’elle réfute.
Le ministre américain des Finances Scott Bessent avait prévenu en début de semaine qu’il comptait sanctionner une nouvelle institution financière pour resserrer l’étau sur Téhéran.
«Golden Global Yatirim Bankasi Anonim Sirketi (Golden Global Bank) et ses filiales ont facilité des transactions d’une valeur de plusieurs dizaines de millions de dollars pour le compte» des Gardiens de la Révolution, puissante force armée de l’Iran, écrit le Trésor dans un communiqué.
Il affirme également que l’établissement a permis au gouvernement iranien «de transférer ses fonds à l’international».
La banque d’investissement turque, qui se présente comme «la première en Turquie à suivre les principes de la banque sans intérêts dans toutes ses opérations», a réagi vendredi soir, affirmant s’être toujours «conformée à l’ensemble des réglementations, pratiques et exigences de conformité bancaires locales et internationales».
«Notre banque n’a effectué aucune opération bancaire susceptible d’étayer» les affirmations du Trésor américain, a-t-elle ajouté dans un communiqué.
Scott Bessent est chargé par Donald Trump de mener, à coups de sanctions, le volet économique de l’offensive américaine contre l’Iran, que la force militaire n’a pas réussi à faire plier jusqu’ici.
Depuis le sommet du G20 Finance qui s’est tenu aux États-Unis en début de semaine, M. Bessent avait fait savoir que deux banques étaient dans son radar. Il ne les avait pas nommées.
La semaine d’avant, son ministère avait annoncé l’exclusion du système financier américain de la branche émiratie de la banque publique égyptienne Misr, accusée de participer aux échanges financiers avec l’Iran.
Les sanctions agissent comme des embargos interdisant aux entreprises et citoyens américains de faire des transactions avec les organisations visées.
