Conflit au Moyen-Orient

Washington pense que Mojtaba Khamenei est «de plus en plus impliqué»

Il a succédé à son père, tué dans une frappe israélienne au début du conflit, mais il n’est pas apparu en public depuis: blessé dans une frappe.

Publié le 

Une femme tient un portrait du Guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, lors d'une cérémonie en l'honneur des forces armées et des victimes du conflit contre Israël et les États-Unis, à la Grande Mosquée de l'imam Khomeini à Téhéran, en Iran, le dimanche 24 mai 2026. Une femme tient un portrait du Guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, lors d'une cérémonie en l'honneur des forces armées et des victimes du conflit contre Israël et les États-Unis, à la Grande Mosquée de l'imam Khomeini à Téhéran, en Iran, le dimanche 24 mai 2026. (Vahid Salemi/AP Photo/Vahid Salemi)

Les États-Unis pensent que le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei est «vivant» et «de plus en plus impliqué» dans la direction du pays, a déclaré mardi le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, alors que les négociations pour mettre fin au conflit piétinent.

«Je pense qu’il y a des signes qui montrent qu’il s’implique de plus en plus à un certain niveau, même si toutes ses communications se sont faites par écrit et par l’intermédiaire de tiers», a affirmé M. Rubio devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, soulignant la difficulté de faire passer des messages au sein du gouvernement iranien.

Mojtaba Khamenei a succédé à son père Ali Khamenei, tué dans une frappe israélienne au début du conflit, mais il n’est pas apparu en public depuis: blessé dans une frappe, il s’exprime uniquement via des messages écrits.

Interrogé sur l’état des négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran, qui sont au point mort, le secrétaire d’État américain a dit toujours «espérer» un accord pour mettre fin au conflit sans toutefois donner de calendrier, disant que cela pourrait intervenir «demain, après-demain ou la semaine prochaine».

«Ils ont accepté de négocier certains aspects de leur programme nucléaire dont, il y a à peine un mois, voire un an, ils refusaient ne serait-ce que de parler», a-t-il cependant fait valoir.

Israël veut frapper le Liban Israël déclare qu'il n’y aura «pas de calme» à Beyrouth sans l’arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien.

Il a cependant laissé entendre que cela «ne garantissait pas que cela aboutirait finalement à un accord acceptable».

«S’ils rouvrent le détroit d’Ormuz, nous lèverons notre blocus» des ports iraniens, a encore dit Marco Rubio soulignant que cela n’était pas lié à un allègement des sanctions qui dépend, lui, d’un accord sur le nucléaire.

«L’opération +Epic Fury+, que certains d’entre vous ont appréciée et d’autres non, a largement atteint ses objectifs militaires, à savoir réduire considérablement la base industrielle de défense de l’Iran et affaiblir son bouclier conventionnel», a relevé M. Rubio.

Mais il a convenu que l’Iran «disposait encore de beaucoup de drones».

Les négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran, pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par une attaque conjointe israélo-américaine, patinent depuis des semaines.

L’Iran a accusé lundi les États-Unis de violer à nouveau le fragile cessez-le-feu conclu le 8 avril, après des frappes américaines ce week-end suivies de représailles militaires iraniennes.