🌍 Conflit au Moyen-Orient

Une vidéo menaçant la vie de Barron Trump a été diffusée par les médias d’État iraniens

«Les Services secrets américains ont connaissance de cette vidéo et enquêtent sur tout ce qui peut être perçu comme une menace.»

Publié le 

Barron Trump assiste à la 60e cérémonie d'investiture présidentielle dans la rotonde du Capitole américain, à Washington, le 20 janvier 2025. Pool Photo via AP Barron Trump assiste à la 60e cérémonie d'investiture présidentielle dans la rotonde du Capitole américain, à Washington, le 20 janvier 2025. Pool Photo via AP (Kevin Lamarque)

Une vidéo menaçant la vie de Barron Trump, le fils du président américain, a été diffusée par plusieurs médias d’État iraniens.

La vidéo dure environ trois minutes et montre des graphiques des lieux où le fils du président fréquente souvent à New York. Au début de la vidéo, un texte en anglais est affiché «Où tuer Barron Trump?!» et à la fin, on indique que des personnes «attendent avec impatience de recevoir une récompense de 10 millions de dollars américains».

«Les Services secrets américains ont connaissance de cette vidéo et enquêtent sur tout ce qui peut être perçu comme une menace envers les personnes que nous protégeons », a affirmé Nate Herring, porte-parole des Services secrets américains, dans un communiqué envoyé à CNN. «Par souci de sécurité opérationnelle, nous ne discutons pas des questions relatives au renseignement de protection.»

La vidéo a été d’abord diffusée au cours de la fin de semaine par la chaîne iranienne IRIB, un média assez proche du régime iranien. Puis elle a été partagée par d’autres médias d’État iraniens.

Ce n’est pas la première fois que des médias iraniens radicaux s’en prennent à la famille du président américain. Par le passé, ils ont diffusé des vidéos menaçant sa vie et celles de ses proches au début du conflit.

Selon une source qui s’est confiée à CNN, les mesures de protection entourant M. Trump et sa famille sont constamment modifiées et ajustées dépendamment des renseignements reçus provenant du Service secret, d’autres organismes, de la police et d’autres pays.

En juillet dernier, le président américain avait évoqué les menaces de mort venant de l’Iran. «Je figure sur une liste, quelle qu’elle soit», avait-il dit lors du sommet de l’OTAN en Turquie. «Jusqu’à présent, je suppose que j’ai eu un peu de chance, mais peut-être que cela ne durera pas très longtemps. Ce sont des gens malfaisants et malades.»

D’ailleurs, il avait secrètement utilisé un autre avion pour quitter le sommet en raison des menaces iraniennes. Ce jour-là, il avait été exfiltré dans un conteneur de ravitaillement vers un autre avion, tandis qu’Air Force One a décollé avec à son bord une douzaine de journalistes persuadés, à tort, de voyager avec Donald Trump. Ce dernier a finalement pris place à bord d’un autre appareil.

Selon une source proche du dossier qui s’est confiée à CNN, cette menace impliquait un missile lancé à l’épaule et elle était suffisamment précise pour faire craindre pour la vie de Trump à bord de l’un ou l’autre Air Force One.

Le gouvernement américain avertit depuis longtemps que l’Iran pourrait tenter d’assassiner Donald Trump.