Conflit au Moyen-Orient

Une joueuse de soccer iranienne refuse finalement l’asile en Australie

Elle a «changé d’avis», après avoir «parlé à certaines de ses coéquipières qui étaient parties».

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Les joueuses iraniennes saluent pendant l'hymne national avant le match de football de la Coupe d'Asie féminine entre l'Iran et les Philippines à Robina, en Australie, le dimanche 8 mars 2026. Les joueuses iraniennes saluent pendant l'hymne national avant le match de football de la Coupe d'Asie féminine entre l'Iran et les Philippines à Robina, en Australie, le dimanche 8 mars 2026. (Dave Hunt)

Une des joueuses de soccer iraniennes qui avaient sollicité et obtenu l’asile en Australie a finalement changé d’avis après s’être entretenue avec ses coéquipières, ont annoncé mercredi les autorités australiennes.

Sept membres de l’équipe féminine nationale ont obtenu l’asile en Australie après avoir refusé début mars de chanter l’hymne national lors d’un match contre la Corée du Sud en Coupe d’Asie à Sydney, dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.

Pour ce geste, les joueuses, dont la capitaine Zahra Ghanbari, avaient été qualifiées de «traîtresses» dans leur pays.

Le reste de la délégation, qui comptait 26 membres au départ, avait quitté l’Australie pour la Malaisie mardi soir.

Depuis, une Iranienne a «changé d’avis», après avoir «parlé à certaines de ses coéquipières qui étaient parties», a indiqué le ministre de l’Intérieur Tony Burke mercredi au Parlement.

Celles-ci «l’ont encouragée à contacter l’ambassade iranienne», a-t-il déclaré.

Suite à ce contact, au cours duquel a été exposé le lieu où les réfugiées se trouvaient, celles-ci ont dû été transférées en lieu sûr, a précisé M. Burke.

L’équipe restante est, elle, arrivée tôt mercredi en Malaisie, a constaté l’AFP à l’aéroport international de Kuala Lumpur.

M. Burke a indiqué qu’à l’aéroport de Sydney, chaque joueuse avait eu la possibilité de demander l’asile en privé, hors de la présence de leurs accompagnants.